Mobilisation des lycéens sur les retraites: nouveaux dérapages à Nanterre et Lyon

VIOLENCES Le cortège parisien sera sous surveillance...

C. F. avec AFP

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Des voitures renversées rue de la République à Lyon en marge des manifs cpntre la réforme des retraites, le 19 octobre 2010, à Lyon.
Des voitures renversées rue de la République à Lyon en marge des manifs cpntre la réforme des retraites, le 19 octobre 2010, à Lyon. — Carole Bianchi/20minutes.fr

De nouveaux incidents ont éclaté en marge de manifestations ou de blocage de lycées contre la réforme des retraites ce mardi.

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A Nanterre
Comme la veille, de nouveaux affrontements entre jeunes et CRS se sont déroulés à nouveau devant le lycée Joliot-Curie de Nanterre, déjà théâtre de violences lundi, a constaté une journaliste de l'AFP. Quelque 200 jeunes encagoulés sont arrivés vers 9h30 devant le lycée et certains ont incendié une voiture. Une trentaine de CRS ont été la cible de projectiles et de fumigènes et la circulation a été coupée dans les deux sens. Le tribunal de commerce de la ville, qui abrite aussi le tribunal des prud'hommes, a été endommagé par une quarantaine de casseurs, a déclaré à l'AFP le préfet des Hauts-de-Seine, Patrick Strzoda.

Corbeil-Essonnes
Un groupe de jeunes de la Cité des Tarterêts s'est greffé aux lycéens regroupés depuis la matinée devant le lycée Robert-Doisneau. Une source policière raconte que la voiture de la commissaire aurait été retournée et que du matériel aurait été volé, notamment un casque, un gilet pare-balle et un caméscope.

 A Lyon
Des individus se sont rassemblés vers 10h à proximité de la mairie, dans l'une des artères les plus commerçantes, et ont commencé à casser du mobilier urbain, comme des abribus, selon l'une de nos journalistes sur place. Une trentaine de de voitures ont été renversées et cinq ont été incendiées. La plupart des commerçants ont baissé leur rideau. Au moins deux magasins ont été pillés, rue Victor Hugo (2e).

Au total, 69 personnes ont été interpellées, selon la préfecture du Rhône, confirmant «des dégradations de véhicules et de mobiliers urbains et des voitures retournées». Un policier et un photographe et un manifestant ont été blessés en marge des évènements.

A Paris
Des poubelles ont été incendiées devant le lycée technique de la rue Corbon (15e). «Une lycéenne de 15 ans a tenté de s’interposer et a été blessée par les manifestants. Elle a été transportée à l’hôpital Necker», indique dans un premier temps Philippe Goujon, le maire UMP du 15e. Puis précise qu’il s’agit en fait d’une explosion d’un scooter qui a «créé une confusion durant laquelle la jeune fille a été bousculée». «Elle a fait un malaise», a finalement indiqué le proviseur du lycée.

Des gendarmes mobiles ont délogé les 200 à 300 lycéens qui bloquaient depuis le début de la matinée la place de la République à Paris. Les gendarmes mobiles, encadrés par une dizaine de fourgons, ont chargé en fin de matinée les manifestants pour dégager cette place au coeur de la capitale. Il n'y a pas eu d'incident.

Pour prévenir les risques de violence à la manifestation parisienne, les jeunes devaient être sous bonne surveillance: placés en deuxième position dans le cortège, juste derrière la FSU. Le cortège CGT les a suivis. «Nous serons plusieurs centaines pour assurer la sécurité », avait assuré Pascal Joly, du service d'ordre de la CGT, à 20minutes.fr. Comme les débordements surviennent souvent en fin de manif, «le mot d'ordre est d'évacuer rapidement une fois arrivés aux Invalides. On a d'ailleurs choisi une place qui permette de vite se disperser sans problèmes».