Les lami battent le pavé ensemble

Lucie soullier

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Nolwenn, 18 ans, milite à la Fidl, son père Daniel, 54 ans, à la CGT-Cheminots.
Nolwenn, 18 ans, milite à la Fidl, son père Daniel, 54 ans, à la CGT-Cheminots. — A. ROUGIER / 20 MINUTES

Chez les Lami, la mobilisation contre la réforme des retraites est une histoire de famille. Parents, enfants, oncle et tante étaient réunis lors de la manifestation parisienne de samedi. Aujourd'hui, ils battent de nouveau le pavé ensemble.
A même pas 18 ans, Nolwenn, la benjamine des deux filles Lami, est déjà très active à la Fidl, le syndicat lycéen. « Pas étonnant puisqu'elle est née là-dedans », explique sa mère, Ghislaine, elle-même syndiquée à FO.

« On est d'accord : on est contre »
En effet, « depuis toute petite », Nolwenn observe Daniel, un père cheminot qui participe aux blocus et distribue les tracts de la CGT lors des mouvements sociaux. « La mobilisation, c'est un peu devenu leur truc père-fille », sourit Ghislaine. Quand il a fallu choisir, pour des questions financières, qui continuerait la grève, elle a donc « tout naturellement » laissé la place à son mari. « A la maison, les discussions tournent beaucoup autour de la réforme des retraites », confirme Daniel. « Et on est d'accord sur l'essentiel : on est contre », poursuit sa fille. Avant d'insister sur le fait que « c'est chacun dans son cortège » dans les manifestations. « En défilant avec les jeunes, je veux montrer que ma génération est concernée. » Une conscience politique dont Ghislaine est fière. Car, à respectivement 53 et 54 ans, elle et son mari ont moins d'énergie qu'avant. Grâce à Nolwenn, ils ont l'impression de retrouver « les idéaux de [leurs] 20 ans ». Avec, en étendard, le mouvement anti-CPE. Car l'issue du combat dans lequel sa fille s'était déjà investie invite Daniel à croire que sa grève n'est pas vaine. « Après tout, le CPE avait été voté et ils l'ont retiré. »