CNRS: Les frères Bogdanoff dénoncent une «Stasi » scientifique

POLEMIQUE Un rapport du CNRS daté de 2003 estiment que leurs travaux «n'ont pas de valeur scientifique»...

M.P.
— 
Igor et Grichka Bogdanoff, lors du festival de Cannes, le 17 mai 2010.
Igor et Grichka Bogdanoff, lors du festival de Cannes, le 17 mai 2010. — NIKO/NIVIERE/LYDIE/SIPA

Les frères Bogdanoff contre-attaquent. Mis en cause par Marianne, qui a publié samedi des extraits d’un rapport du CNRS datant de 2003, selon lequel leurs travaux «n’ont pas de valeur scientifique», les jumeaux indiquent dans Le Parisien leur intention de «porter plainte contre X». «Nous ne sommes pas loin de penser qu’il s’agit d’un faux», jurent les anciens animateurs de Temps X, s’appuyant sur «les nombreuses erreurs qu’il contient». «C’est un document malveillant destiné à nous nuire, bourré de remarques calomnieuses. Et sûrement pas un travail scientifique», tranchent-ils.

Le rapport du CNRS porte sur les deux doctorats en mathématiques (pour Grichka) et en physique théorique (pour Igor) obtenus respectivement en 1999 et 2002 par les deux frères. Il date de 2003 mais n’a jamais été publié. «Nous avons passé nos thèses dans les règles de l’art», se défendent-ils.  

«On veut nous flinguer»

Pour leur défense, Igor et Grichka Bogdanoff attaquent fort. «L’idée de savoir que le CNRS détient des rapports diffamatoires sur des travaux scientifiques est détestable. On découvre qu’il existe dans les couloirs obscurs du CNRS une sorte de « Stasi » scientifique faite d’agents secrets destinés à abattre tel ou tel chercheur».

Sans trop les pousser, les deux frères penchent pour la théorie du complot car ils notent la «curieuse coïncidence»: celle de la parution de leur dernier ouvrage Le visage de Dieu, sur la création de l’Univers. Un livre qui connaît «un franc succès» et qui gênent des scientifiques, d’après eux, parce qu’il «avance une théorie nouvelle sur la création de l’Univers, qui laisse croire qu’une puissance supérieure est peut-être intervenue». «On veut nous flinguer», jurent-ils.