Joggeuse enlevée: Les derniers éléments de l'enquête discréditent la thèse de l'enlèvement

FAITS DIVERS Selon les enquêteurs, «rien ne colle»...

J. M.

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La jeune joggeuse portée disparue dimanche 10 octobre 2010, a été retrouvée dans la nuit de dimanche à lundi, en Seine-et-Marne.
La jeune joggeuse portée disparue dimanche 10 octobre 2010, a été retrouvée dans la nuit de dimanche à lundi, en Seine-et-Marne. — AFP PHOTO/SIRPA GENDARMERIE

Marine «s’enferre dans son mensonge». De source judiciaire, les enquêteurs auraient de plus en plus de mal à croire à la thèse de l’enlèvement soutenue par la joggeuse. Les derniers éléments de l’enquête les portent plutôt à envisager «une escapade un peu préparée», selon une source citée par Le Parisien daté de ce vendredi.

Des «effets personnels» de la jeune fille ont en effet été retrouvés dans la nature (article payant) selon le quotidien. Et d’autres voisins ont affirmé l’avoir vu se promener, seule, à l’heure où elle affirme avoir été contrainte à marcher par un cycliste armé d’un couteau.

«Rien ne colle»

«Il n’y a aucun élément qui permet d’attester la thèse de l’enlèvement si ce n’est le propre témoignage de Marine», résume un enquêteur. «Rien ne colle, ni les témoignages, ni les constatations sur place», ajoute une source judiciaire. L’enquête est désormais suspendue aux résultats des diverses analyses pratiquées.

Les analyses toxicologiques ne livreront leurs secrets que dans quelques jours. Des prélévements ont également été pratiqués sur les vêtements à la recherche de traces ADN étrangères, mais les enquêteurs semblent peu confiants sur les enseignements à en tirer. En attendant, Marine est entre les mains des experts.

Un «pétage de plomb»

La jeune fille a déjà vu un psychologue, et doit s’entretenir mardi avec un psychiatre. Une source proche de l’enquête évoque un possible «pétage de plomb» ou une tentative d’«attirer l’attention sur elle» de la part de cette brillante étudiante en prépa HEC. Les lycéens qui l’ont fréquentée la décrive comme une jeune fille «réservée et discrète» ou «solitaire», «en tout cas pas une fille à problèmes».

Marine serait «dépassée par son propre acte», selon les sources citées par Le Parisien. Il est vrai que les grands moyens ont été employés pour la retrouver dimanche. En attendant l’issue de l’enquête, une seule version reste disponible: celle de Marine, qui reste donc une victime, jusqu’à preuve du contraire.