La joggeuse confirme avoir été enlevée

FAITS- DIVERS Mais des zones d'ombres planent sur cette affaire...

M.P. avec AFP
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La jeune joggeuse portée disparue dimanche 10 octobre 2010, a été retrouvée dans la nuit de dimanche à lundi, en Seine-et-Marne.
La jeune joggeuse portée disparue dimanche 10 octobre 2010, a été retrouvée dans la nuit de dimanche à lundi, en Seine-et-Marne. — AFP PHOTO/SIRPA GENDARMERIE

Disparue dimanche et retrouvée saine et sauve douze heures plus tard, non loin de chez elle en Seine-et-Marne, Marine Arcolle, 18 ans, s’est dit victime d’un enlèvement sans violence. Une version qui interroge et mise à mal lundi après-midi par un témoin, un voisin de la famille, qui a affirmé avoir vu la jeune fille marcher seule dans un champ, un sac sur le dos dimanche soir vers 20h00, soit trois heures et demie avant qu'elle ne soit retrouvée. De nouveau interrogée lundi après-midi par les gendarmes, la jeune fille, étudiante dans une classe préparatoire à HEC, a maintenu sa version. Les enquêteurs l’avaient déjà entendu dimanche soir et ce nouvel interrogatoire était destiné à «vérifier ses déclarations».

Une source proche du dossier donne les détails de la version de Marine: «Elle va faire son footing, elle est abordée par un cycliste qui la menace avec un couteau et la séquestre en l'obligeant à marcher à côté de lui pendant plusieurs heures, et elle a ensuite pu s'échapper». Et d’ajouter: «Aucune hypothèse n'est écartée pour le moment.» Selon BFM, la joggeuse aurait expliqué avoir profité du sommeil de son ravisseur pour s'échapper et précise qu'une fois libérée, elle aurait été aidée par un gitan qui l'aurait rapprochée de son domicile.

Reconstitution

La jeune fille est restée une heure et demie à la brigade de gendarmerie de Crécy-la-Chapelle, puis est partie en voiture, accompagnée par le procureur adjoint de Meaux, André Ribes, et des enquêteurs. Tous se sont rendus sur les lieux de la disparition, à Saint-Germain-sur-Morin, pour une reconstitution des événements.

Dans la matinée, André Ribes avait expliqué que «la victime déclar(ait) avoir fait l'objet d'un enlèvement». «Elle affirme ne pas avoir été victime de violences de quelque nature que ce soit, déclaration confirmée par les expertises effectuées cette nuit qui établissent l'absence de lésions physiques ou d'actes à caractère sexuel», avait-il ajouté.

La jeune fille était partie dimanche vers 10h45 pour faire un jogging. Ne la voyant pas revenir, ses parents avaient donné l'alerte vers 13h, avait dit la gendarmerie, parlant alors d'une «disparition inquiétante». Une déclaration qui a motivé le déploiement d'environ 180 hommes et d'un hélicoptère de l'unité de Villacoublay (Yvelines) équipé de caméras thermiques, en appui à des unités au sol avec deux équipes cynophiles. Des plongeurs étaient également en alerte dans cette zone près de Disneyland Paris. Au final, la jeune fille a été retrouvée vers 23h30, à proximité de son domicile.