Un chimiquier «en grande difficulté» remorqué vers Brest

ENVIRONNEMENT Il n'y aurait pas de fuite...

C. L.

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Le chimiquier YM Uranus. Photo du site shipspotting
Le chimiquier YM Uranus. Photo du site shipspotting — Esteban Gonzales Mendosa

Un chimiquier de 120 mètres transportant 6.000 tonnes de solvants, qui se trouvait ce vendredi matin en «grande difficulté» après une collision avec un cargo à 100 km au sud-ouest d'Ouessant, a été remorqué vers Brest où il devrait arriver dans le courant de la nuit. «Il est actuellement remorqué par l'Abeille Bourbon [un remorqueur de haute mer], a indiqué le ministre de l'Ecologie jean-Louis Borloo. Les hélicoptères n'ont pas relevé de traces de fuite.»

Le navire assurait un transit entre Porto Marghera (Italie) et Amsterdam (Pays-Bas). Son équipage a été évacué, a annoncé la préfecture maritime de Brest. «J'ai été réveillé à 5h ce matin pour être en permanence en situation de réagir», a expliqué Jean-Louis Borloo. «En mer, vous savez, la situation peut changer en quelques heures», a ajouté le ministre.

Selon le site Internet de Ouest-france, c'est à 5h30 que le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross Corsen) a reçu un message d'appel du chimiquier YM Uranus, battant pavillon maltais, l'informant d'une importante voie d'eau. Le chimiquier, construit en 2008, mesure 120 m de long. Les 13 membres d'équipage ont ensuite quitté le navire sur leur radeau de sauvetage.

Selon Ouest-france, le chimiquier serait entré en collision avec le cargo vraquier Hanjin Richzad battant pavillon du Panama, de 191 mètres de long et construit en 2010. Ce dernier n'a pas émis d'avis de détresse, et ne serait pas endommagé.

La marine nationale sur zone

Moins de deux heures plus tard, ils ont été hélitreuillés et ramenés sur la base aéronautique de Lanvéoc-Poulmic. Pendant ce temps, le remorqueur de haute-mer l'Abeille Bourbon a appareillé. Les hommes d'équipages doivent être interrogés dans la matinée, afin d'aider à la mise en place des opérations de sauvetage des navire.

«Une équipe d'évaluation est en route», a indiqué la préfecture maritime de Brest, joint par 20minutes.fr. «Sur zone, il y a déjà la frégate de la marine nationale Primauguet qui s'est dérouté dès que le message d'alerte a été émis par le chimiquier, l'Abeille Bourbon, et les hélicoptères EC 725 et Dauphin.»

Pas de trace de pollution

Selon le site de la BBCnews, le chimiquier transportait de l"essance de pyrolise, ou pygas lourd. Soit un produit de la gamme des naphtas avec un contenu de composés hautement aromatiques employé dans des mélanges d'essence. Interrogé par la BBC, les gardes-côtes britanniques assuraient en fin de matinée, qu'il n'y avait pas de trace de pollution.

Une information confirmée peu après par la préfecture maritime de Brest. «Aucune pollution n’a été observée jusqu’à présent» autour du chimiquier, a-t-elle fait savoir en fin de matinée.