Les lycéens dans la rue ce jeudi contre la réforme des retraites

SOCIAL Ils sont plusieurs centaines à manifester dans toute la France...

C.C. avec AFP

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E.CABANIS / AFP

Les syndicats comptaient sur eux, les jeunes répondent présents. Plusieurs centaines de lycéens ont bloqué des établissements et manifesté dans toute la France afin d’exprimer à leur tour «leur désaccord avec la réforme des retraites et leur ras-le-bol du gouvernement». Selon un communiqué des Jeunes Communistes, 55 départements sont mobilisés et le nombre de lycées ayant connu des «perturbations» à des titres divers a été de 116, soit «moins de 3 %» des 4.302 lycées du pays, a annoncé le ministère de l'Education nationale. Et six d'entre eux ont subi un «blocage», a-t-on ajouté.

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Dans les différentes villes concernées, les lycéens ont indiqué ne pas répondre particulièrement à l'appel de l'Union nationale lycéenne (UNL) mais s’être réunis via des réseaux sociaux comme Facebook pour exprimer leurs «inquiétudes personnelles».

Vers une «amplification du mouvement des lycéens»

«L’objectif principal, cela reste vraiment le 12 octobre», rappelle à 20minutes.fr Victor Colombani, président de l’UNL, première organisation lycéenne, qui annonce une «amplification du mouvement des lycéens qui refusent de travailler plus longtemps et surtout de chômer plus longtemps».

Dans les détails, ils étaient près de 1.500 à Rodez, entre 600 et un millier à Auch, 500 à Cherbourg, Caen et Périgueux, 300 à 400 à Lisieux, et plusieurs centaines également à Toulouse. A Paris, une petite centaine de lycéens et étudiants ont manifesté devant le centre Georges-Pompidou, sur lequel ils ont déployé une banderole réclamant le maintien de l'âge légal de départ à 60 ans. 

Incidents et dégradations

Par ailleurs, des incidents ont émaillé plusieurs manifestations de lycéens, notamment à Ruelle-sur-Touvre (Charente), dans l'agglomération d'Angoulême, où les forces de l'ordre ont été la cible de «jets de projectiles», a indiqué une source policière démentie par des représentants de lycéens. Ces derniers ont rapporté avoir fait un grand feu attisé avec des bouteilles de déodorant et vidé le contenu d'une poubelle, mais certifié qu'il n'y avait pas eu de jets de pierres ni d'intervention policière, avant leur départ en cortège vers Angoulême, encadré par les forces de l'ordre.

De même, à Cherbourg, des dégradations ont été constatées au lycée Millet, où des extincteurs ont été vidés et une porte abîmée, a indiqué le proviseur. «Dans l’Aine, les forces de l’ordre ont confisqué les téléphones portables et lu les messages des lycéens bloqueurs qui sont de plus menacés de conseil de discipline en cas de nouvelle manifestation. Au lycée la Pélissière, en Ardèche, les lycéens mobilisés sont menacés de conseils de discipline», affirme l'UNL dans un communiqué.