Certains acceptent de retourner dans leur pays d’origine en bénéficiant de l'aide au retour humanitaire (ARH) ou de l’aide au retour volontaire (ARV) proposé par le gouvernement.
Certains acceptent de retourner dans leur pays d’origine en bénéficiant de l'aide au retour humanitaire (ARH) ou de l’aide au retour volontaire (ARV) proposé par le gouvernement. — REUTERS

IMMIGRATION

Un fichier ethnique sur les Roms utilisés par les gendarmes?

Quatre avocats ont porté plainte...

Après la circulaire, le fichier ethnique. La gendarmerie utiliserait un fichier sur les Roms, baptisé Mens –minorités ethniques non sédentarisés- et constitué par l'Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI), au fort de Montrouge, à Arcueil, dans le Val-de-Marne, indique Le Monde daté de vendredi.

Selon le quotidien du soir, les avocats des quatre principales associations de Roms et de gens du voyage ont porté plainte, mercredi 6 octobre, pour constitution de fichier non déclaré et conservation «de données à caractère personnel qui font apparaître les origines raciales et ethniques». Un information confirmée à l'AFP par William Bourdon, l'un des avocats. Ils vont également saisir la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), à qui ce fichier n'aurait pas été déclaré, et la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), qui a confirmé avoir été saisie ce jeudi soir. 

Contacté par Le Monde, le ministère de l'intérieur admet que l'expression Mens «a été utilisée par la gendarmerie dans les années 1990», mais assure n’avoir «pas connaissance» d'un fichier de ce nom. La gendarmerie dément également son existence.

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