Joggeuse tuée dans le Nord: son compagnon en veut aux magistrats et aux psychiatres

JUSTICE Il ne «comprend pas» comment son meurtrier présumé pouvait être libre...

avec AFP

— 

Le compagnon de la joggeuse tuée dans le Nord, ne «comprend pas» comment son meurtrier présumé, déjà condamné pour viol, s'est retrouvé en liberté et en veut «aux magistrats» et «aux psychiatres qui n'ont pas su prendre conscience de son animalité».

Il n’ose pas «imaginer tout ce qu'elle a pu souffrir»

Dans une interview ce samedi au Parisien, Jean-Sébastien Bay, compagnon de Natacha Mougel, tuée le 5 septembre à Marcq-en-Baroeul, déclare ne pas oser «imaginer tout ce qu'elle a pu souffrir».

Condamné à 10 ans de prison en 2006 pour le viol d'une autre joggeuse, Alain Penin, 39 ans, qui a avoué avoir tué Natacha Mougel, avait été remis en liberté conditionnelle en 2009. «On sait que l'avis des psychiatres n'est jamais fiable à 100% et que la marge d'erreur a été ici importante», observe Jean-Sébastien Bay.

Il craint une nouvelle remise en liberté d’Alain Penin

«Je voudrais que tous ceux qui ont contribué à sa mise en liberté voient dans quel état il a laissé Natacha», ajoute le compagnon de la jeune femme qui craint de voir le récidiviste recommencer encore «si on lui donne une nouvelle chance».

Reçu par le président Nicolas Sarkozy le 22 septembre, il assure que «son accueil a été très humain». «Nous avons évoqué le projet de généralisation du bracelet électronique pour les délinquants sexuels», raconte-t-il. «Nous avons également évoqué la castration chimique, mais là aussi il n'y a pas de véritable suivi», poursuit Jean-Sébastien Bay. Se demandant «combien de gens comme Alain Penin sortent tous les jours de prison», le compagnon de Natacha Mougel appelle à dépasser «le clivage gauche-droite» sur ce sujet.