Angers: Un pédophile français arrêté pour des viols commis aux Etats-Unis

JUSTICE Il y vivait depuis deux ans...

avec AFP

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Un Français de 29 ans a été mis en examen et écroué jeudi à Angers pour viols et agressions sexuelles sur six mineurs aux Etats-Unis, a affirmé ce samedi la procureure d'Angers, Brigitte Angibaud.

Elle a confirmé des informations du Courrier de l'Ouest et précisé que le jeune Angevin, recherché aux Etats-Unis, avait été interpellé mardi. Elle a estimé qu'il avait un «caractère pédophile avéré». Selon Pascal Rouiller, avocat des victimes, l'homme a aussi été mis en examen pour corruption de mineurs et captation d'images pédophiles.

En fuite depuis début juin

Adrien M. était recherché par la police américaine après s'être enfui de l'Etat du Minnesota début juin, juste avant qu'un mandat d'arrêt ne soit lancé contre lui après la révélation par ses victimes de ses agissements, a précisé l'avocat.

Parti aux Etats-Unis il y a deux ans, il travaillait à la French Academy of Minnesota, une école privée bilingue située dans la ville de St. Louis Park, où étaient inscrites les victimes. Certaines disent avoir subi des faits de pédophilie depuis deux ans. Mais les faits n'ont éclaté qu'à l'issue d'un camp linguistique début juin, à Bemidji, également dans le Minnesota.

La famille qui l’accueillait «s'est sentie trahie»

Les familles des victimes, qui résident aux Etats-Unis, sont deux familles américaines, une franco-américaine et une française expatriée, a indiqué l'avocat. La famille française hébergeait Adrien M.. «Elle s'est sentie trahie», a affirmé Pascal Rouiller.

Selon l'avocat d'Adrien M., Alain Fouquet, cité par Le Courrier de l'Ouest, il a entrepris depuis «des soins psychiatriques (...) avec une réelle volonté de comprendre et de se soigner». Mais, a accusé Pascal Rouiller, «il a une attirance pédophilique ancienne et installée qu'il n'a jamais cherché à soigner».

Il existe des victimes françaises

Les quatre familles ont déposé plainte auprès des hommes du SRPJ d'Angers venus les entendre à Orly cet été. L'affaire est instruite à Angers car la France ne peut pas extrader ses nationaux sur des faits de crimes sexuels commis à l'étranger.

Selon la procureure, après son interpellation, Adrien M. a reconnu spontanément des faits anciens d'attouchements sur des enfants commis à Angers. Deux victimes françaises, qui n'avaient jamais révélé les faits, n'ont pas souhaité porter plainte, selon Pascal Rouiller.