Zones noires: le gouvernement ne se basera pas le seul avis des experts

TEMPETE C'est ce qu'a assuré Jean-Louis Borloo ce mardi au sujet des expropriations en Vendée...

J.R.

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Jean-Louis Borloo, le 20 avril à Paris.
Jean-Louis Borloo, le 20 avril à Paris. — AFP

Pas de précipitation pour les décisions relatives aux expropriations à l’Aiguillon-sur-mer et la Faute-sur-mer. Alors que les experts mandatés par l’Etat, après le passage de la tempête Xynthia en Vendée, ont rendu vendredi un rapport limitant les zones noires, Jean-Louis Borloo a réagi ce mardi pour rassurer les élus locaux et les principaux concernés.

Pour le ministre de l’Ecologie, pas question de se baser uniquement sur les conclusions des experts. Le rapport «n’est qu’un des éléments» qui «doit éclairer le gouvernement sur les décisions qui seront prises» concernant les expropriations.

Les élus conviés à Paris

Les expropriations se feront «après concertation avec les élus» locaux. Ces derniers, accompagnés du président du conseil général de Vendée, Philippe de Villiers, «seront invités à Paris dans les meilleurs délais (…) avant toute décision», a insisté le cabinet du ministre.

La prudence est donc de mise sur ce sujet flou et sensible, comme l’indique le site Internet de l’Avif (une association de victimes de la Faute-sur-mer).

L'intervention de Jean-Louis Borloo a été saluée par Philippe de Villiers. Et le président du Conseil général de Vendée d'ajouter: «Nous réaffirmons ce que nous avions demandé au printemps dernier: un examen au cas par cas sur le terrain et la création de la catégorie des maisons à prescription».

D’après les informations publiées ce mardi dans Le Figaro, les experts auraient ramené à 761 le nombre d’habitations susceptibles d‘êtres expropriées, au lieu des 945 initiales. Une vingtaine d’habitations échappent donc au zonage alors que leurs propriétaires l’ont déjà mise en vente. Et onze autres maisons sont visées par une destruction alors qu’elle ne l’était pas lors de la précédente cartographie.