A New York, Nicolas Sarkozy se rabiboche avec Angela Merkel

ROMS Ils s'étaient opposés sur la politique vis-à-vis des Roms, «le chapitre est clos», selon un porte-parole allemand...

M.P. avec AFP

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Angela Merkel et Nicolas Sarkozy le 16 septembre 2010, à Bruxelles.
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy le 16 septembre 2010, à Bruxelles. — AFP PHOTO / JOHN THYS

A New York pour l’Assemblée générale de l’ONU, Nicolas Sarkozy a plaidé à la tribune en faveur d’une taxe sur les transactions financières. En coulisse, il a rencontré Angela Merkel, la chancelière allemande, avec qui le climat s’est tendu la semaine dernière, à l’issue du Conseil européen. C’était donc opération rabibochage pour les deux dirigeants. Cette entrevue, au climat «très chaleureux» selon l’Elysée, a eu lieu «sur une proposition allemande mais (avec) une volonté commune».

Il s’agissait pour la France et l’Allemagne de mettre un terme au couac de jeudi dernier où, très critiqué en Europe pour sa politique d'expulsion des Roms, Nicolas Sarkozy s'était prévalu du soutien d’Angela Merkel, croyant bon d’annoncer qu'elle allait, elle aussi, procéder à des «évacuations de camps». Dans la foulée, Berlin avait apporté un démenti cinglant.

Carla invitée à Berlin

Pour cette entrevue et pour les caméras, Nicolas Sarkozy était entouré de son épouse Carla Bruni-Sarkozy et de son fils cadet Louis. Après la rencontre, l'Elysée a fait savoir que les deux dirigeants avaient été «surpris par la polémique médiatique dérisoire et sans fondement» qui a suivi le Conseil européen de Bruxelles. «Le chapitre est clos. Ils n'en ont parlé qu'une minute sur les 20 qu'a duré l'entretien», a abondé auprès un porte-parole de Mme Merkel.

La preuve, l’Elysée a annoncé qu’Angela Merkel avait invité Carla Bruni-Sarkozy à Berlin en tant qu’ambassadrice du Fonds mondial pour la lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose.