Suppression de l'avantage fiscal pour les jeunes mariés: «Ca ne remet rien en cause»

TEMOIGNAGES Ils se marient l'année prochaine et ont livré à 20minutes.fr leurs impressions sur la suppression envisagée...

Propos recueillis par Julie Rasplus

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Le Royaume-Uni a promulgué mardi de nouvelles lois contre les mariages forcés qui donne notamment à la justice des pouvoirs renforcés pour protéger les victimes potentielles et empêcher leur départ contraint à l'étranger.
Le Royaume-Uni a promulgué mardi de nouvelles lois contre les mariages forcés qui donne notamment à la justice des pouvoirs renforcés pour protéger les victimes potentielles et empêcher leur départ contraint à l'étranger. — Justin Sullivan AFP/Getty Images

Pas de chance pour les futurs mariés cru 2011. Les avantages fiscaux les concernant pourraient bien s’envoler dès l’année prochaine, selon le ministre du Budget François Baroin.

Mais pour ceux qui ont décidé de convoler, «cela ne remet rien en cause», à l’instar de Grégoire, 28 ans. Le jeune homme se mariera en juin 2011 «avantage fiscal ou pas» et sa suppression ne lui ferait «pas avancer la date».

Un investissement coûteux

Le futur marié regrette tout de même la décision du gouvernement. «Le mariage est un investissement coûteux pour un jeune couple. Profiter d’une petite ristourne l’année suivante, ce n’est pas négligeable», ajoute Grégoire.

Pour tous, le manque à gagner ne sera pas «énormissime». Pierre, 26 ans, a calculé. L’avantage fiscal pourrait lui revenir à 1.000 euros. «C’est ça de moins que l’on donne à l’Etat», plaisante-t-il. «Pour nous, ça représente des vacances mais pour des couples plus modestes, ça peut mettre du beurre dans les épinards».

Un problème pour les couples modestes

L’avis est partagé par Julia, 24 ans: «Ca pose surtout problème pour les couples qui ont des plus petits revenus. Disons que ça ne va pas favoriser l’installation ou la venue d’un bébé.» En effet, l’étape suit souvent le mariage et profite de ce «bonus» financier.

Julia, elle, ne s’inquiète «pas du tout» de cette possible suppression. «Ca changerait quelque chose dans notre budget mais pas dans nos projets», confie la future mariée.

Pas de mariage pour les impôts

L’avantage fiscal n’a apparemment pas joué sur leur décision de se marier. «Pour moi, ce n’est pas une chose que l’on fait pour les impôts», déclare Pierre.

Le jeune marié met en avant l’engagement que le mariage représente, Julia évoque ses «valeurs». Ces deux-là n’étaient d’ailleurs pas au courant de l’existence de cette niche. Autant dire que sa possible suppression ne bouleversera ni leur décision ni leur vie. «On va juste devoir attendre un peu avant d’acheter un nouveau fauteuil», conclut Pierre.