Micrologement: Benoist Apparu souhaite limiter les abus

J.R.

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Benoist Apparu, le secrétaire d'Etat au Logement, le 3 mai 2010 dans les locaux de 20 minutes à Paris.
Benoist Apparu, le secrétaire d'Etat au Logement, le 3 mai 2010 dans les locaux de 20 minutes à Paris. — S.ORTOLA/20MINUTES

Ils sont souvent loués par les étudiants et les prix ont considérablement augmenté. Dans les grandes villes, les micrologements posent problème. «Les loyers pratiqués ne sont pas acceptables», précise Benoist Apparu dans Libération ce lundi.

A Paris, les loyers ont explosé, ne facilitant pas la vie des étudiants «qui font un très gros effort pour payer ces loyers invraisemblables.» Un exemple: des chambres de 9m2 avec douche et WC sur le palier sont louées... 600 euros par mois.

«Petit logement doit rimer avec petit loyer»
En cette période de rentrée universitaire, le secrétaire d’Etat au Logement ne compte pas relâcher la pression. Il souhaite un changement au regard des tarifs pratiqués pour les petites surfaces. «Petit logement doit rimer avec petit loyer», a rappelé le secrétaire d’Etat.

Benoist Apparu a donc lancé un ultimatum aux professionnels de l’immobilier et aux syndicats de propriétaires. Objectif: mettre un terme à ces loyers prohibitifs. «Je (leur) donne six mois pour me faire des propositions concrètes», a-t-il prévenu.

La menace d’un plafonnement
Le cas échéant, le secrétaire d’Etat au Logement emploiera la méthode forte, à savoir «la réglementation». Pas frileux, Benoist Apparu se dit «pas opposé à un plafonnement du mètre carré». Le but serait de fixer un montant maximum à ne pas dépasser afin d’aider les jeunes locataires, le tout en conservant les allocations.

Pour le secrétaire d’Etat, supprimer ces dernières pour obliger les propriétaires à baisser leur prix n’est en effet pas une bonne idée: «On pénaliserait le locataire», a-t-il lâché.