La menace d'attentat était bien réelle jeudi 16 septembre

SECURITE L'alerte était maximale...

O.R. avec AFP

— 

Des policiers montent la garde après l'évacuation de la Tour  Eiffel à la suite d'une alerte à la bombe, le 14 septembre 2010.
Des policiers montent la garde après l'évacuation de la Tour Eiffel à la suite d'une alerte à la bombe, le 14 septembre 2010. — AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK

La menace était bien réelle jeudi 16 septembre. Selon des informations de la radio RTL, jeudi dernier, jour de l’enlèvement des Français au Niger, l’état d’alerte était déclaré en France. Deux sources, un service secret étranger et un service anti-terroriste français, auraient fait état de lourdes menaces d’attentat sur le sol français. Une source proche du ministère de l'Intérieur a confirmé que la menace terroriste s'était renforcée depuis jeudi, notamment sur les transports.

D'après Le Parisien, un pays «ami» aurait, dans la nuit de mercredi à jeudi, informé Paris qu'une femme kamikaze serait prête à commettre un attentat dans la capitale. Cette alerte a provoqué le réhaussement du plan vigipirate dès jeudi 5 heures du matin. D'après BFM TV, cette femme serait de nationalité algérienne. Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour vérifier un renseignement sur cette femme.

Dalil Boubakeur visé?

Autre conséquence: le recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur a été placé sous protection policière depuis jeudi soir. Aucun détail n'a été fourni sur les raisons de cette protection. Selon une source proche du ministère de l'Intérieur, cette mesure «n'est pas liée au renforcement de la menace, mais tout le monde se souvient que la série des attentats de 1995 a débuté avec l'assassinat de l'imam Sahraoui». Le 11 juillet 1995, Abdelbaki Sahraoui, imam modéré de la mosquée de la rue Myrha (18e) et porte-parole à Paris du Front islamique du salut (FIS), était tué par balles en compagnie de son secrétaire particulier, par deux hommes qui n'ont jamais été identifiés.