L'Europe pousse pour simplifier les autorisations d'OGM

Céline Blampain

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Deux variétés d'OGM sont autorisées en Europe, contre 150 dans le monde.
Deux variétés d'OGM sont autorisées en Europe, contre 150 dans le monde. — F. DURAND / SIPA

Les organismes génétiquement modifiés n'ont pas la cote en Europe. Seules deux variétés sont autorisées sur le Vieux Continent, contre plus de 150 dans le reste du monde. Pour simplifier la procédure d'autorisation, la Commission européenne propose une réforme qui sera examinée aujourd'hui à Bruxelles, lors d'une réunion informelle des ministres européens de l'Agriculture. Ce texte permet aux Etats de décider individuellement d'interdire la culture d'un OGM autorisé par la Commission, en se fondant sur des critères nationaux comme les réticences de l'opinion publique. Jusqu'à présent, ils devaient apporter les preuves d'un risque pour la santé ou l'environnement dans le cadre d'une « clause de sauvegarde ».

La France s'opposera au texte
Mais si les Etats auront le choix de cultiver ou non les OGM, ils n'auront plus leur mot à dire sur leur commercialisation. Revers de la médaille, la réforme prévoit, en effet, qu'ils devront se conformer obligatoirement aux décisions de Bruxelles pour leur mise sur le marché. Bruno le Maire, le ministre de l'Agriculture a déclaré jeudi que la France s'opposerait au texte. Le député européen José Bové a, quant à lui, appelé à une mobilisation citoyenne pour dénoncer « un marché de dupes. » La réforme sera débattue à Bruxelles le 27 septembre prochain.