La sécurité des expatriés était-elle bien assurée ?

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La société Areva a révélé hier que les agents et gardiens employés sur son site à Arlit n'étaient pas armés. Une information confirmée hier soir par le porte-parole du gouvernement nigérien. « C'est Areva qui a fait le choix d'assurer la sécurité de son personnel, ce qui n'est pas le cas d'autres opérateurs (miniers dans le pays). [...] « Qu'elle (Areva) ne rejette pas la responsabilité sur le gouvernement », a lancé le porte-parole. Si les ravisseurs ont pu opérer avec cette facilité, c'est parce que, entre autres, la sécurité du personnel était assurée par des agents privés qui n'étaient pas armés », a-t-il estimé. Cette disposition relevait d'un accord avec le gouvernement nigérien, qui assurait la présence à Arlit de 350 gendarmes et militaires qui eux étaient armés.
Un salarié d'Areva basé sur le site avait affirmé, sous couvert d'anonymat, que les « hommes en civil employés par des sociétés de gardiennage privées », « postés devant les domiciles » durant la nuit, « ne possèdent ni armes ni gourdins ». Samedi déjà, l'ancien ministre nigérien de l'Intérieur Idi Ango Omar a mis en cause samedi la protection des salariés d'Areva à Arlit, assurant qu'il n'y avait « aucun dispositif sérieux de sécurité » autour de leurs domiciles.
Tous les Français employés par Areva et Vinci ont rejoint Niamey, la capitale, pendant le week-end. Les salariés du groupe Vinci auront, selon un porte-parole du groupe, le choix de rester à Niamey ou de rentrer en France. Ceux d'Areva, qui compte une cinquantaine d'expatriés, ont aussi cette possibilité. Une trentaine sont déjà rentrés.

Les otages seraient entre les mains d'aqmi

Les ravisseurs des sept otages, dont cinq Français, enlevés jeudi à Arlit (Niger), ne se sont toujours pas fait connaître. Mais les soupçons contreAl-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) sont de plus en plus prégnants, selon le Quai d'Orsay. Par ailleurs, les sept otages se trouveraient au nord du Mali, devenue la zone de repli d'Aqmi dans la région.