Ségolène fraternise avec ses ex

Ingrid gallou

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L'ancienne candidate à la présidentielle a prononcé son discours devant 2 500 personnes.
L'ancienne candidate à la présidentielle a prononcé son discours devant 2 500 personnes. — J. DEMARTHON / AFP

Nécessité fait loi. La 3e Fête de la fraternité samedi à Arcueil (Val-de-Marne) était placée sous le signe des retrouvailles. Celles de Ségolène Royal avec nombre de ses proches… et anciens proches. Ils étaient (presque) tous là : son ancien porte-parole, Arnaud Montebourg, « toujours l'ami de Ségolène malgré des choix différents »; Jean-Louis Bianco qui, à La Rochelle, s'est déclaré candidat pour les primaires ; Manuel Valls, son ex-lieutenant. Son mécène Pierre Bergé et l'avocat Jean-Pierre Mignard, ex-président de Désirs d'avenir, avaient eux aussi fait le choix de la fraternité. De même que Claude Bartolone, membre de son staff lors de la dernière présidentielle et représentant officiel de Martine Aubry, nouvelle amie de l'ex-candidate.

Une « force tranquille »
Même Jean-Luc Mélenchon (PG), que l'on aurait plutôt attendu au même moment du côté de Vieux-Boucau (Landes) pour l'université d'été du courant de Benoît Hamon avec Olivier Besancenot (NPA) et Pierre Laurent (PCF), est venu défendre l'idée d'un référendum sur les retraites. Lucide, l'ex-membre du PS a ironisé sur le thème : « Il faut vraiment que le pays aille mal pour que des gens qui se sont tiré la bourre se retrouvent ici ensemble. » Cette année donc, la Fête de la fraternité portait bien son nom. Son hôtesse s'est d'ailleurs chargée de convier une autre figure du socialisme, invoquant, devant plus de 2 500 personnes, la « force tranquille » de résistance et de propositions. Entre l'appel au rassemblement « au-delà de la gauche » et la dénonciation d'une « France martyrisée » par Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal a laissé parler son désir d'avenir. Présidentiel ?