Le rire des politiques mis à prix

I. G.

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A la question « Peut-on rire de tout ? », Pierre Desproges répondait « pas avec tout le monde ». Avec les politiques, en tout cas, il semblerait que l'on s'amuse. Preuve en est, ce soir le prix « Press Club humour et politique » désignera le successeur de Bertrand Delanoë, gagnant de l'édition 2 009 grâce à cette citation « Le vrai changement au PS, ce serait de gagner. » Déjà en 1988, date de la création du prix, les politiques n'étaient pas les derniers à faire sourire, comme Edgar Faure, auteur de cette raffarinade avant l'heure : « Voici que s'avance l'immobilisme et nous ne savons pas comment l'arrêter. » Cette année sera peut-être pour certains l'occasion de revenir sous les feux de l'actualité, à l'image de ces prétendants au titre : Patrick Balkany pour sa perle : « Je suis l'homme le plus honnête du monde », talonné de près par Rachida Dati, auteur de l'excellent : « Je n'ai jamais cherché à attirer l'attention des médias. » On pourra aussi acquiescer à ce mot du député UMP Lionnel Luca, lui aussi en lice : « Il n'y a pas besoin d'être de droite ou de gauche pour dire des conneries. »