Bernard Squarcini: «La France est sous le coup d'une menace terroriste majeure»

DECLARATIONS Le patron de l'anti-terrorisme multiplie les sorties inquiétantes...

J. M. avec AFP
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Bernard Squarcini, à Marseille, en 2004.
Bernard Squarcini, à Marseille, en 2004. — TSCHAEN/SIPA

Bernard Squarcini en remet une couche. Le chef de la  Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI)  assure que «la France est sous le coup d'une menace terroriste majeure» dans des propos publiés ce samedi par Le Monde daté de dimanche-lundi. Il y a une semaine dans le Journal du Dimanche, le patron de la DCRI avait affirmé que la menace  d'un attentat sur le sol français n'avait «jamais été aussi grande» et  que «tous les clignotants sont au rouge». Des propos confirmés jeudi par Brice Hortefeux.

Dans ses propos rapportés par Le Monde, Bernard Squarcini est  formel : «Tous les clignotants sont au rouge. La France est sous le coup  d'une menace terroriste  majeure», en donnant comme preuve l'enlèvement vendredi de cinq  Français dans le nord du Niger et «des informations concordantes qui  nous parviennent». Selon le quotidien du soir, les groupes islamistes du sud du Sahel auraient récemment procédé à des recrutements importants, la principale menace  venant d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Organiser des «attentats sur notre territoire» «fait  partie de leurs objectifs»

Outre les risques accrus  sur les expatriés français de cette zone, Bernard Squarcini redoute que ces  groupes n'organisent des «attentats sur notre territoire», ce qui «fait  partie de leurs objectifs». Avec l'adoption, le 14 septembre, d'une loi interdisant le  voile islamique intégral dans l'espace public, la participation du  contingent français aux opérations en Afghanistan, l'attaque en juillet  par un commando français d'une base de l'Aqmi qui a fait sept morts  parmi les jihadistes, les griefs des membres d'Al Qaïda contre Paris ne  manquent pas.

Après le raid dans le Sahara qui a échoué à libérer l'otage  Michel Germaneau, Aqmi avait juré vengeance, écrivant dans un communiqué: «A l'ennemi d'Allah, Sarkozy, je dis: vous avez manqué une occasion  et ouvert la porte de l'horreur pour vous et votre pays». Les responsables de la lutte antiterroriste  s'inquiètent également du récent retour en France et en Europe de  jeunes volontaires européens partis s'entraîner et combattre dans la  zone pakistano-afghane.

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