Joggeuse tuée dans le Nord: le suspect mis en examen pour viol avec arme et meurtre

JUSTICE Ainsi que pour enlèvement et séquestration...

J. M. et O. A. à Lille

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Portrait non daté d'Alain Penin, 39 ans, suspecté du viol et du meurtre d'une joggeuse à Marcq-en-Braoeul en septembre 2010.
Portrait non daté d'Alain Penin, 39 ans, suspecté du viol et du meurtre d'une joggeuse à Marcq-en-Braoeul en septembre 2010. — AFP PHOTO

Alain Penin, l'homme de 39 ans qui a reconnu avoir enlevé, agressé sexuellement et tué une jeune joggeuse dimanche soir près de Lille a été mis en examen ce mercredi matin pour «enlèvement», «séquestration», «viol avec arme» et «meurtre» et non pour «tentative de viol», comme l'avait annoncé dans un premier temps son avocat Abderrahmane Hammouche.

Tentative, pas viol

«Il reconnaît la totalité des faits qui lui sont reprochés, sauf le viol», a déclaré Abderrahmane Hammouche à 20 Minutes. En effet, Alain Penin n'a avoué qu'une tentative de viol sur la joggeuse, au cours de sa garde à vue. Selon l'avocat, le mis en examen «se décrit lui-même comme quelqu'un de malade» et «qui veut être soigné».

>> Alain Penin, un homme aux prises avec «ses pulsions depuis 20 ans». Lire le portrait du suspect en cliquant ici.

«Je ne pense pas que ce soit le procès de la libération conditionnelle», a indiqué Abderrahmane Hammouch pour couper court aux polémique, ajoutant que son client aurait dû de toute manière «sortir à un moment ou à un autre».

L'avocat du diable

Alors qu'il parlait à la presse devant le palais de justice, l'avocat a été pris à partie verbalement par un proche de la victime, qui l'a accusé d'être «l'avocat du diable». «Refusez le dossier si vous êtes un homme», lui a-t-il lancé.

Ce chauffeur-livreur de forte corpulence était en libération conditionnelle depuis un an, après une condamnation en 2006 à une peine de 10 ans de réclusion criminelle par les assises des Hauts-de-Seine pour avoir violé une joggeuse sous la menace d'une arme, selon le procureur.

«En quête d'une proie»

Le meurtrier présumé a reconnu «l'ensemble des faits», selon le parquet. La victime a été étranglée et mortellement blessée à l'arme blanche, semble-t-il avec un tournevis. Selon une source proche de l'enquête, le suspect avait effectué des repérages «en quête d'une proie» depuis la fin du mois de juillet sur deux parcours de jogging à Marcq-en-Baroeul et à Phalempin, au sud de Lille, où le corps de la victime a été retrouvé dans la nuit de lundi à mardi.

Le suspect, en état de récidive légale pour les faits d'enlèvement, séquestration et viol avec arme, encourt cette fois la réclusion criminelle à perpétuité, et le placement en détention provisoire sera requis.