Lies Hebbadj toujours en garde à vue dimanche matin à Nantes

JUSTICE En attendant une confrontation...

avec AFP

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Lies Hebbadj au tribunal de police de Nantes, le 28 juin 2010.
Lies Hebbadj au tribunal de police de Nantes, le 28 juin 2010. — F.PERRY / AFP

Lies Hebbadj, un épicier nantais déjà mis en examen et dont une compagne avait contesté en avril dernier une contravention pour port du niqab au volant, était dimanche matin toujours en garde à vue, pour viols et violences, après une deuxième nuit à la PJ de Nantes.

Selon la chaîne d'information I>Télé, il devrait êter déféré au parquet dimanche après-midi.

La garde à vue entamée vendredi soir a été prolongée samedi soir de 24 heures maximum. «Mon client est toujours en garde à vue», a indiqué dimanche matin à l'AFP l'avocate du prévenu Me Cécile de Oliveira.

«Moyens extraordinaires policiers et judiciaires»

Les nouvelles investigations contre Lies Hebbadj ont pour origine «des accusations de viols et de violences portées à son encontre le 5 août 2010 par l'une de ses anciennes compagnes» pour des faits compris entre 2003 et 2007, selon le procureur de la République de Nantes Xavier Ronsin.

L'avocate de Lies Hebbadj a dénoncé samedi les «moyens extraordinaires policiers et judiciaires» déployés contre son client.

Fraude

La plainte a été déposée par une ancienne compagne répudiée par Lies Hebbadj, qui avait déjà porté contre lui des accusations de maltraitance sur un blog et contre qui Lies Hebbadj avait porté plainte en avril pour diffamation.

La jeune femme a elle-même été mise en examen aux côtés d'autres compagnes de Lies Hebbadj et de lui même pour fraude aux prestations sociales. C'est après son audition par le juge la semaine dernière dans cette affaire la concernant que le parquet a décidé d'ouvrir une enquête pour viols et violences à l'encontre de M. Hebbadj, précise-t-on de source judiciaire.

Lies Hebbadj s'était fait connaître le 23 avril lorsque lui-même et l'une de ses compagnes avaient contesté publiquement un procès verbal pour port du niqab au volant.

Le jour même de la conférence de presse, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, avait préconisé que le commerçant soit déchu de sa nationalité française, mettant en avant des soupçons de polygamie et de fraudes aux aides sociales.

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