Entre 2000 et 2009, le nombre d'homicides a baissé de plus de 35%

M.P.

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En dix ans, le nombre d’homicide a chuté de 35,11% en France, selon une note du 10 juillet de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), révélée ce lundi par le Figaro. En 2000, police et gendarmerie ont constaté 1.051 homicides contre 682 en 2009. La diminution en dix ans du nombre de ces homicides est plus marquée en zone gendarmerie (469 en 2000 contre 290 en 2009, soit -38,17%) qu'en zone police (582 en 2000 contre 392 en 2009, soit -32,65%).

Malgré tout, cette chute n’a pas été linéaire durant cette décennie: six années se sont inscrites à la baisse et trois à la hausse, dont la plus importante – 6,88% - en 2009. Les mêmes tendances – mais de manière moins marquées - s'observent en matière de tentatives d'homicides qui, passant de 1.115 en 2000 à 948 en 2009, diminuent de 14,98%. La baisse touche une nouvelle fois de manière plus importante la zone gendarmerie (335 en 2000 contre 268 en 2009) soit -20% par rapport à  la zone police (680 en 2009 contre 780 en 2000) soit -12,82%.

Un taux d’élucidation de 87%

Au total, homicides et tentatives (2.166 en 2000 contre 1.630 en 2009), ont diminué de 24,75% en dix ans. Cette baisse se poursuit en 2010, avec une diminution de 6,87% entre le premier semestre (339 homicides) et la même période de 2009, (364), selon le rapport. Elle est toujours plus marquée en zone gendarmerie (151 pour les six premiers mois de 2009 contre 132 au cours de la même période 2010, soit -12,58%) qu'en zone police de 213 à 207), soit -2,82%.

«Outre une plus grande difficulté à se procurer des armes à la différence des États-Unis, ce net repli peut aussi s'expliquer par les progrès de la police technique et scientifique», explique Le Figaro, selon qui «le taux d'élucidation du crime vient en effet de franchir la barre des 87%. «En fait, la volonté de passer à l'acte, qui est dans la nature humaine, est toujours aussi forte. Mais le risque de se faire confondre dans les jours ou les semaines suivantes est tellement fort que nombre de criminels en puissance ne suivent pas leur dessein jusqu'au bout», explique un policier au Figaro, qui ajoute que «seul le crime passionnel, qui représente les deux tiers des affaires, ne pourra par essence jamais être endigué… ».