Réforme des retraites: son examen par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale s'achève ce jeudi

SOCIAL Le volet de la pénibilité est au programme...

avec AFP

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Les députés à l'Assemblée nationale, le 8 juin 2010.
Les députés à l'Assemblée nationale, le 8 juin 2010. — SIPA

Les députés vont achever ce jeudi, en commission des Affaires sociales, l'examen de la réforme des retraites, débuté mardi avec le volet sensible de la pénibilité, que le gouvernement ne veut toutefois pas faire évoluer avant le débat dans l'hémicycle et la mobilisation syndicale dans la rue, début septembre.

La discussion sur le projet de loi, interrompue mercredi soir après minuit, reprendra ce jeudi matin, toujours en présence du ministre du Travail, Eric Woerth. Nombreux sont ceux qui, à droite comme à gauche, veulent modifier le volet pénibilité de la réforme.

Un «droit sans précédent en Europe»

A ce stade, la réforme du gouvernement propose de maintenir la retraite à 60 ans pour les salariés qui, du fait d'une situation d'usure professionnelle constatée, souffrent d'un taux d'incapacité physique supérieur ou égale à 20%.

Là où Eric Woerth parle d'un «droit sans précédent en Europe, qui concernera 10.000 personnes par an», la gauche et les syndicats -mais aussi une partie de la droite- déplorent un dispositif calqué sur une proposition du Medef et remplaçant la notion de pénibilité par celle d'incapacité ou d'invalidité.

Des discussions avant les concessions

Face à la contestation, Nicolas Sarkozy a promis des concessions sur ce dossier. Mais l'exécutif ne veut pas dévoiler son jeu dès maintenant et attend les discussions, fin août, avec les syndicats et surtout l'ampleur de la mobilisation dans la rue, le 7 septembre, pour voir jusqu'où il doit aller.

Ainsi, la discussion de ce jeudi matin se limitera à une présentation des propositions de la gauche comme du Nouveau Centre et même de l'UMP mais aucun amendement ne devrait être adopté à ce stade, hormis sur la demande d'un rapport. De même, le débat sur les polypensionnés (ces retraités pénalisés parce qu'ils relèvent de plusieurs régimes) a été reporté à septembre.