Mouvement de grève dans les cinémas UGC

SOCIAL Des perturbations sont à prévoir ce week-end...

J.C. avec agence

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Ecran noir dans les salles obscures. Les opérateurs-projectionnistes du groupe UGC ont déclenché un mouvement de grève pour protester contre un plan de restructuration jugé trop sévère, qui devrait perturber ce week-end la diffusion de films dans plusieurs salles, a-t-on appris samedi auprès de la CFDT.

95 suppressions de postes

Sur une quarantaine de cinémas UGC, «il y en avait cinq en grève vendredi soir, et 14 samedi, la grève se poursuivant jusqu'à dimanche», a indiqué à l'AFP Damien Mullatier, de la CFDT. La direction prévoit «la suppression de 95 postes d'opérateurs-projectionnistes, soit 60% des effectifs de cette catégorie», a dénoncé le Snapac-CFDT (culture, spectacle, animation et sport).

Le syndicat réclame une réduction du nombre de postes supprimés, plus de postes de reclassement à temps plein à l'accueil et dans les halls, ainsi qu'une amélioration de l'accompagnement des partants vers un retour à l'emploi. Le 30 juin, une première grève avait touché sept cinémas sur une quarantaine selon la direction, un tiers selon la CFDT.

Auparavant, la direction avait précisé que le passage au numérique s'étalerait sur vingt-quatre mois, délai qui doit assurer«"le maintien dans l'entreprise de la totalité des salariés qui le souhaiteront».

Début des négociations lundi

«L'UGC a fait 25 millions d'euros de résultat net en 2009 et les restructurations sont très défavorables aux salariés», a estimé Damien Mullatier. Selon lui, «des négociations commencent avec la DRH lundi». Le groupe compte 1.550 salariés en France. Né en 1971 de la fusion de plusieurs réseaux régionaux de salles de cinéma, UGC est l'un des tout premiers groupes du secteur en Europe où il compte près de 600 salles et s'est lancé également dans la production et la distribution.