Six policiers arrêtés à Marseille et à Nîmes

Charlotte mannevy (avec AFP)

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Les six fonctionnaires sont soupçonnés d'avoir renseigné des membres de la pègre.
Les six fonctionnaires sont soupçonnés d'avoir renseigné des membres de la pègre. — A.-C. POUJOULAT / AFP

Ils sont soupçonnés d'avoir rendu service à des malfaiteurs. Six policiers ont été arrêtés hier à Marseille et à Nîmes dans le cadre d'une opération mains propres. Ces fonctionnaires de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) des Bouches-du-Rhône et du Gard ont renseigné des malfaiteurs désireux d'informations pour faciliter leurs opérations frauduleuses, selon des sources proches de l'enquête.

Un enquêteur avait déjà été

mis en examen vendredi
Cette opération était en fait prévue depuis plusieurs semaines. Début juin, un coup de filet mené dans le milieu du grand banditisme avait montré que le dispositif policier n'était pas étanche. Les arrestations interviennent quatre jours après la mise en examen vendredi soir, par un juge marseillais, d'un enquêteur du service régional de police judiciaire (SRPJ) de Marseille pour violation du secret de l'instruction. Cet enquêteur est suspecté d'avoir alimenté le milieu en informations et avait été placé sur écoute avant le coup de filet de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) contre le grand banditisme marseillais début juin. Il avait permis d'arrêter plusieurs « figures », dont les frères Campanella et Bernard Barresi en fuite depuis dix-huit ans.

Réaction

Interrogé sur l'opération menée hier matin, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a assuré qu'il demanderait un « châtiment particulièrement exemplaire », s'il y avait « faute grave et avérée » de la part des policiers incriminés.