Affaire Bettencourt: le parquet de Nanterre pourrait enquêter sur le contenu des enregistrements

JUSTICE Si ces enregistrements s'avèrent authentiques...

B.D. avec AFP

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Liliane Bettencourt, l'héritière de L'Oréal, arrive à l'église Saint-Louis-en-l'Ile à Paris, le 6 juillet 2007.
Liliane Bettencourt, l'héritière de L'Oréal, arrive à l'église Saint-Louis-en-l'Ile à Paris, le 6 juillet 2007. — AFP PHOTO PATRICK KOVARIK

Le parquet de Nanterre pourrait enquêter sur le contenu des écoutes pirates de Liliane Bettencourt et de ses proches, si ces enregistrements s'avéraient authentiques. «Ce qu'on a commencé à faire, c'est mener des investigations sur l'authenticité des enregistrements. Si ceux-ci sont authentiques, le moment venu, il est exact qu'on s'intéressera au contenu des conversations», a indiqué ce lundi le parquet.

Ce dernier a reconnu l'existence d'un rapport transmis au parquet général de Versailles sur les suites à donner à l'enquête préliminaire ouverte après la découverte des enregistrements, sans toutefois confirmer les extraits de ce document publiés par Le Monde daté de mardi. Selon le quotidien, le procureur Philippe Courroye a suggéré, dans un rapport daté du 23 juin adressé à sa hiérachie du parquet général de Versailles, d'enquêter sur les délits potentiels révélés par les enregistrements clandestins.

Le ministère de la Justice ne s'opposerait pas à cette enquête

Parmi les éléments cités dans ce document figurent les «conditions d’embauche de Mme Florence Woerth», mais aussi les dons financiers opérés en faveur de Valérie Pécresse et d’Eric Woerth. Samedi, le Journal du Dimanche faisait également état d'un document transmis au procureur général de Versailles, Philippe Ingall-Montagnier, qui pourrait déboucher sur une enquête préliminaire pour «blanchiment de fraude fiscale» concernant la situation fiscale de Liliane Bettencourt et ses proches.

Si une enquête de ce type venait à être mise en oeuvre, le ministère de la Justice a d'ores et déjà indiqué qu'il ne s'opposerait pas à une telle précédure, indiquant qu'il revenait «au procureur de la République d'apprécier si une enquête est nécessaire à la manifestation de la vérité».