Affaire Bettencourt: l'avocat de Françoise Bettencourt-Meyers ne s'opposera pas au renvoi du procès

JUSTICE Opposant le photographe François-Marie Banier à la fille de Liliane Bettencourt, il doit s'ouvrir jeudi...

C. F. avec AFP

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Le photographe François-Marie Banier en 2001
Le photographe François-Marie Banier en 2001 — DUDAS/SIPA

Le procès tant attendu n'aura peut-être pas lieu... Enfin pas tout de suite. L'avocat de François-Marie Banier, maître Hervé Témime, a demandé «à la fin de la semaine dernière» le renvoi du procès de son client, accusé d'abus de faiblesse sur la milliardaire Liliane Bettencourt, prévu à partir de jeudi devant le tribunal correctionnel de Nanterre.

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L'avocat du photographe a par ailleurs annoncé avoir reçu «les premières retranscriptions des écoutes et 28 CD d'enregistrements audios», provenant d'enregistrements pirates de conversations entre l'héritière de L'Oréal et son entourage, réalisés entre mai 2009 et mai 2010.

Supplément d'information

Olivier Metzner, avocat de Françoise Bettencourt-Meyers, a pour sa part annoncé ce mardi qu'il ne s'opposerait pas à cette demande de renvoi. «Je ne m'opposerai pas à cette demande de renvoi car ce qui m'importe c'est la totale vérité et la totale transparence», a-t-il indiqué à la presse en marge du procès de l'ancien dictateur panaméen, Manuel Noriega.

En cas de renvoi, Olivier Metzner a précisé qu'il réclamerait un supplément d'information afin que «le tribunal fasse procéder à l'écoute de ces enregistrements, à leur transcription et à vérifier leur authenticité».

«Une affaire d'Etat»

Révélées par Mediapart et Le Point, ces conversations mettent au jour des opérations financières destinées à échapper au fisc, mais aussi des interventions de l'Elysée dans la procédure judiciaire et des liens troubles entre la milliardaire et le ministre du Travail Eric Woerth et son épouse Florence.

Cette affaire «est malheureusement devenue une affaire d'Etat. On utilise Mme Bettencourt. Je suis sûr qu'elle n'aurait jamais organisé elle-même une évasion fiscale, cela a été fait à son insu. On la met devant le fait accompli», a regretté Olivier Metzner.