Affaire Bettencourt: selon Eric Woerth, un contrôle fiscal a été lancé en 2009

JUSTICE Contre l'artiste François-Marie Banier....

avec AFP

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Le photographe François-Marie Banier en 2001
Le photographe François-Marie Banier en 2001 — DUDAS/SIPA

Le ministre du Travail, Eric Woerth, a annoncé vendredi avoir lancé en 2009, lorsqu'il était ministre du Budget, un contrôle fiscal de l'artiste François-Marie Banier, qui doit être jugé la semaine prochaine pour «abus de faiblesse» de la milliardaire Liliane Bettencourt.

«Eric Woerth, ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique, souligne que c'est sous son autorité qu'a été lancé un contrôle fiscal sur Monsieur Banier», selon un communiqué du ministère.

Un porte-parole du ministère du Travail a précisé à l'AFP que ce «contrôle extrêmement approfondi sur Banier» avait été lancé «courant 2009» quand Eric Woerth «était ministre du Budget» (jusqu'en mars 2010, Ndlr).

Rien n'a été «occulté» selon le parquet

Plus tôt, le parquet de Nanterre avait annoncé avoir alerté le fisc en janvier 2009 à propos d'éventuelles fraudes de François-Marie Bettencourt, assurant que rien n'avait été «occulté» dans ce dossier sensible.

«L'administration fiscale avait été prévenue le 9 janvier 2009 du fait que ce dossier était susceptible de mettre en évidence des éléments de fraude fiscale», a expliqué le procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye.

«Eric Woerth souhaite par ailleurs que des tiers extérieurs (Président et Rapporteur général de la Commission des finances de l'Assemblée nationale ou Cour des comptes ou Inspection générale des finances) puissent s'assurer par eux-mêmes qu'il n'a donné aucune instruction à l'administration fiscale de quelque nature que ce soit pour ne pas réaliser d'opérations de contrôle fiscal dans le dossier Bettencourt», selon le communiqué du ministère du Travail.

François-Marie Banier, accusé d'abus de faiblesse de Liliane Bettencourt, doit comparaître du 1er au 6 juillet devant le tribunal correctionnel de Nanterre et devra s'expliquer sur les centaines de millions d'euros de dons que lui a consentis l'héritière et actionnaire principale de L'Oréal dans les années 1990 et 2000.