Le rappeur de La Rumeur relaxé par la Cour de cassation

JUSTICE Hamé était poursuivi pour diffamation par Nicolas Sarkozy...

O.R.

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La Cour de cassation a cassé mercredi la relaxe prononcée en faveur de l'un des rappeurs du groupe "La Rumeur", Hamé, poursuivi par le ministère de l'Intérieur pour des propos dénonçant des policiers "assassins".
La Cour de cassation a cassé mercredi la relaxe prononcée en faveur de l'un des rappeurs du groupe "La Rumeur", Hamé, poursuivi par le ministère de l'Intérieur pour des propos dénonçant des policiers "assassins". — Martin Bureau AFP

La procédure aura duré huit ans. Ce vendredi, la Cour de cassation a finalement donné raison au rappeur du groupe La Rumeur dans le procès qui l’opposait à l’ancien ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, annonce Libération. Selon la plus haute juridiction, Hamé, le rappeur, ne tenait pas des propos diffamatoires quand il écrivait, en 2002 dans un fanzine: «Les rapports du ministère de l’Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de l’ordre sans que les assassins de soient inquiétés.»

A l’époque, Nicolas Sarkozy avait porté plainte pour «diffamation, atteinte à l’honneur et à la considération de la police nationale».

«Tout ça pour ça?»

Dans les colonnes de Libération, Hamé réagit: «Tout ça pour ça? Cinq procès, huit ans de procédure... pour me dire que j’avais le droit d’écrire ce que j’ai écrit.»

Mi-juin, l’avocat général avait requis la relaxe. «J'ai le sentiment que cette affaire a été le théâtre d'affrontements entre une partie de la magistrature et le pouvoir politique et policier qui exigeait une condamnation», estime encore Hamé, cité par le Nouvel Observateur.

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