35 heures de travaux d'intérêt général pour avoir insulté Nicolas Sarkozy

JUSTICE Le jeune homme dit avoir «exprimé son opinion vis-à-vis du Président»...

avec AFP

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Le jeune homme interpellé mercredi soir pour avoir insulté le président Nicolas Sarkozy, qui effectuait une visite en Seine-Saint-Denis, a été condamné à 35 heures de travaux d'intérêt général (TIG), ce vendredi, par le tribunal de Bobigny.

Le tribunal s'est retiré peu après 15h30 pour délibérer après que son avocate Me Saïma Rasool a demandé sa relaxe. Le procureur, lui, avait requis 210 heures de TIG. En s'adressant à Nicolas Sarkozy le jeune homme avait lancé, selon les propos rapportés à l'audience et qu'il a reconnus: «Va te faire enculer connard, ici t'es chez moi».

Le jeune homme, 21 ans, qui comparaît devant la 17ème chambre du tribunal de grande instance de Bobigny, a le visage très marqué par les coups reçus lors de son interpellation. Il a été blessé et neuf jours d'incapacité totale de travail lui ont été prescrits.

Trois délits reprochés

Trois délits lui sont reprochés: outrage au président de la République, outrage à la police et rébellion lors de son interpellation.

L'outrage est un délit passible d'une peine de six mois de prison et d'une amende pouvant atteindre 7.500 euros.

Le jeune homme, qui n'a pas de casier judiciaire, a été interpellé à la gare de Saint-Denis, selon cette source judiciaire.

«Interpellation musclée»

Avant l'audience, son avocate, avait déclaré que son client avait «donné son opinion sur la vie politique à M. Sarkozy. De là, il y a eu une interpellation musclée».

«Il n'y avait pas lieu à "menottage", à plaquer au sol la personne», a ajouté l'avocate, ajoutant que son client «a la tête défigurée, un oedème au niveau du visage, le nez amoché, des pansements» et «ne va pas du tout bien». Elle a confirmé que son casier judiciaire était vierge, même s' «il y a eu quelques signalements».

«Il est droit dans ses bottes par rapport à ses déclarations», dans lesquelles «il a exprimé son opinion vis-à-vis du Président», a ajouté l'avocate, précisant que la plainte émanait des policiers.