Pédophilie à l'Eglise: des violations de tombes lors de la perquisition en Belgique

RELIGION Le Vatican s'est déclaré indigné...

Avec AFP

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Patrouille de police devant la cathédrale St. Rumbold's, près du siège de l'Eglise belge, à Malines-Bruxelles en Belgique, où des perquisitions ont été effectuées le 24 juin 2010.
Patrouille de police devant la cathédrale St. Rumbold's, près du siège de l'Eglise belge, à Malines-Bruxelles en Belgique, où des perquisitions ont été effectuées le 24 juin 2010. — AFP PHOTO / BELGA PHOTO / MARC GYSENS

Des conditions de perquisition qui laissent à désirer. Le Vatican a exprimé ce vendredi son «indignation» face à la «violation des tombes» de deux archevêques défunts de Malines-Bruxelles lors de perquisitions effectuées la veille au siège de l'Eglise belge dans une enquête sur des cas de pédophilie.

Il s'agit des cardinaux Jozef-Ernest Van Roey et Léon-Joseph Suenens, deux anciens archevêques de Malines-Bruxelles, considéré comme le «chef-lieu» de l'Eglise de Belgique, dont les tombes ont été forées par les enquêteurs.

A la recherche de courriers

«A notre effarement devant de telles actions, s'ajoute l'amertume face à des infractions à la confidentialité à laquelle ont droit les victimes au nom desquelles ont été conduites ces perquisitions», a ajouté la secrétairerie d'Etat, dirigée par le cardinal Tarcisio Bertone et équivalent du bras exécutif du Vatican.

Les policiers qui ont mené les perquisitions de jeudi dans l'archidiocèse de Malines-Bruxelles étaient à la recherche de documents, notamment de courriers échangés par des victimes présumées de prêtres pédophiles et les autorités catholiques.

Le pape Benoît XVI a par ailleurs nommé ce vendredi à la tête de l'évêché de Bruges, en Belgique, Mgr Jozef De Kesel, en remplacement de Roger Vangheluwe qui a démissionné en avril après avoir reconnu des abus contre un jeune garçon de son entourage.