le grand déballage n'a pas encore commencé

Matthieu Payen

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Alors que Thierry Henry devait se rendre à l'Elysée, les Bleus se sont rapidement éparpillés, poursuivis par les journalistes qui espéraient des déclarations fracassantes.
Alors que Thierry Henry devait se rendre à l'Elysée, les Bleus se sont rapidement éparpillés, poursuivis par les journalistes qui espéraient des déclarations fracassantes. — T. SAMSON / AFPS. POUZET / 20 MINUTEST. SAMSON / AFP

C'est un événement qui a fait pschitt. Attendus de pied ferme à l'aéroport du Bourget par 200 supporters (lire ci-dessous) et une centaine de journalistes, les joueurs de l'équipe de France ont une fois de plus brillé par leur discrétion.

11 h 50. Un avion atterrit à l'abri des regards. Quelques courageux montés sur le toit de l'aéroport regardent l'appareil se poser. C'est tout ce qu'ils verront. Le pilote exécute un malicieux demi-tour pour que les joueurs puissent sortir en échappant aux regards.

12 h. Rapidement, les Bleus s'éparpillent. Certains s'engouffrent dans des jets privés qui les ramènent auprès de leurs familles. D'autres prennent la voie plus risquée de la route, mais par une sortie dérobée. Les supporters ont été évités en beauté. En revanche, quelques journalistes s'accrochent aux basques des joueurs. Une moto de iTélé poursuit la voiture de Patrice Evra, la rattrape et parvient à soutirer la seule réaction du jour. Mais l'homme qui a promis de dire « toute la vérité » n'a pas souhaité commencer le grand déballage : « Je vais voir ma famille. »

12 h 10. Pendant ce temps-là, Thierry Henry se dirige vers l'Elysée où l'attendait Nicolas Sarkozy. En moins de vingt minutes, son monospace escorté par deux motos des forces de l'ordre, arrive aux portes du palais. Une poignée de journalistes le suivent de près. Mais le joueur pénètre dans l'Elysée par la petite rue Gabriel, sans se montrer aux quelques curieux massés rue du

Faubourg-Saint-Honoré.

15 h. De la rencontre « privée » entre le chef de l'Etat et l'ancien capitaine de l'équipe de France, rien ne sort. Comme pour épaissir un peu plus le brouillard entourant le retour des Bleus en France. Comme pour refroidir l'excitation médiatique, aussi. En dehors des joueurs, de l'encadrement de l'équipe de France et de Nicolas Sarkozy, personne ne sait ce qui a conduit au désastre de l'équipe de France. Il faudra patienter.