Florence Woerth se défend: «Une femme de ministre qui a des responsabilités peut-elle travailler?»

POLEMIQUE L'épouse du ministre du Travail assure qu'elle ne savait rien des comptes que possédait Liliane Bettencourt à l'étranger...

C.C. avec AFP
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C.PLATIAU / REUTERS

Emporté par l’affaire Bettencourt, le couple Woerth continue de monter au front. Dans un entretien paru ce mercredi dans le Parisien, c’est au tour de Florence Woerth d’affirmer que son mari ne s'est jamais occupé de sa carrière, car elle a sa «propre carrière depuis toujours».

«Mon départ était de toute façon prévu»

L’épouse du ministre du Travail précise être salariée «depuis le 12 novembre 2007» d'une structure qui s'appelle Clymène, filiale à 100% de Tethys, au sein de laquelle elle est «responsable des investissements». Et Florence Woerth confirme qu'elle va démissionner de ses fonctions: «Mon départ était de toute façon prévu car je ne m'entendais pas avec mon patron».

L’épouse du ministre du Travail assure encore qu'elle n'avait «absolument pas» connaissance de l'ensemble du patrimoine de Liliane Bettencourt. «Je ne suis qu'une simple salariée et vous n'imaginez pas à quel point la culture du secret est colossale dans ce genre d'organisation. Rien ne transperce», explique-t-elle. Son travail chez Clymène consiste simplement à «être en contact avec des banques et des sociétés de gestion, dont les plus importantes pour réaliser des placements».

Dégoûtée par les propos de Patrice de Maistre

Par ailleurs, interrogée sur Europe 1, qui avait dès mardi soir diffusé des extraits de son interview, Florence Woerth assure avoir appris avec un «peu de dégoût» que Patrice de Maistre, conseiller de Liliane Bettencourt et directeur général de Clymène, aurait dit l'avoir engagée pour faire plaisir à son mari.

«Moi et mon mari (...), je sais que ça n'a jamais été le type de relation que nous avons pu avoir déjà entre nous, et avec des gens de l'extérieur encore moins. Je suis extrêmement étonnée qu'on ait pu à l'instant penser ça et l'évoquer», déclare Florence Woerth, qui s’interroge en conclusion de son entretien au Parisien: «Une femme de ministre qui a des responsabilités peut-elle travailler?»