Florence Woerth nie avoir eu connaissance de la fraude fiscale de Liliane Bettencourt

POLEMIQUE Elle dit avoir tout appris dans la presse...

avec AFP

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Florence et Eric Woerth.
Florence et Eric Woerth. — BENAROCH / SIPA

Florence Woerth, épouse du ministre du Travail, a nié mardi avoir eu connaissance d'une possible fraude fiscale de Liliane Bettencourt, affirmant avoir appris dans la presse les soupçons pesant sur l'héritière de L'Oréal, selon des extraits d'un entretien à Europe 1.

Comme on lui demandait si elle avait pu être «au courant» de ces soupçons, Florence Woerth a répondu: «Tous les comptes personnels de Madame (Bettencourt) ne sont en aucun cas sous l'autorité de l'équipe de gestion, et donc nous n'avons aucune chance d'avoir communication d'événements liés à ses comptes».

«Donc je l'ai appris comme tout le monde» par la presse la semaine dernière, a-t-elle ajouté.

Démission annoncée par Eric Woerth

Des enregistrements pirates révélés mercredi dernier par le site Mediapart suggèrent de possibles fraudes fiscales dans la gestion de la fortune de Mme Bettencourt, l'héritière milliardaire de L'Oréal, une activité assurée par la société Clymène employant depuis 2007 Florence Woerth, la femme du ministre.

Eric Woerth a annoncé lundi que son épouse démissionnerait prochainement de la société, ce que l'intéressée a confirmé à Europe 1.

Ces révélations «ne m'autorisent pas à rester salarié de la société où je suis pour le moment», a-t-elle dit.

Florence Woerth s'est déclarée «énormément» étonnée par le contenu des conversations entre Liliane Bettencourt et le patron de Clymène Patrice de Maistre, enregistrées à leur insu. Le nom des époux Woerth y est cité.

Son mari «pas fragilisé»

Votre mari est-il fragilisé ? «Je ne pense pas un instant (...) On ne peut pas être fragilisé sur des choses sans fondement, des choses fausses».

«Je pense que ce sont ceux qui les disent qui se fragilisent et se décrédibilisent», a-t-elle encore dit en allusion aux appels à la démission lancés notamment par Arnaud Montebourg (PS) et Eva Joly (Europe Ecologie).

L'entretien d'Europe 1, dont la radio a diffusé des extraits dès mardi soir sur son internet, devait être intégralement diffusé mercredi matin.