Affaire Bettencourt: Eric Woerth dénonce une attaque «immonde»

POLEMIQUE Le ministre répète qu'il n'a pas du tout l'intention de démissionner...

C. F. avec AFP

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Eric Woerth , ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction Publique, le 18 juin 2010 à Paris.
Eric Woerth , ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction Publique, le 18 juin 2010 à Paris. — E. DESSONS/SIPA

Une attaque «immonde» et «ignoble» lancée par des «charlatans». C'est ainsi qu'Eric Woerth a qualifié ce mardi sur France 3 et devant les députés ceux qui accusent son épouse Florence d'avoir fermé les yeux sur de supposées fraudes fiscales dans l'affaire Bettencourt. Le ministre du Travail visait notamment le député PS Arnaud Montebourg et l'eurodéputée Eva Joly (Europe Ecologie).

L'ex-juge Eva Joly «déteste tout le monde, elle dit des horreurs sur tous les gens. Elle fait de la politique, comme M. Montebourg qui se permet des propos sur mon épouse qui sont tout simplement inacceptables». «M. Montebourg a dérapé de façon inacceptable», a-t-il insisté, confirmant une plainte de sa femme contre l'élu PS.

«Pas de conflit d'intérêts»

Pour le ministre, «il n'y a pas de conflit d'intérêts parce qu'il n'y a pas d'intérêt ni de mon épouse ni de moi dans cette affaire, évidemment». C'est pourquoi Eric Woerth n'a «pas du tout pensé à démissionner» du gouvernement, estimant qu'«il n'y a d'ailleurs aucune raison (qu'il) le fasse».

Et de conclure, en allusion à la réforme des retraites qu'il a présentée la semaine dernière: «Je suis une bonne cible en ce moment.»