Bouton à la barre au procès Kerviel: Suivez l'audience en direct

avec AFP

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E.PIERMONT / AFP

L'ancien président de la Société générale Daniel Bouton, 60 ans, sera ce mardi après-midi parmi les derniers témoins au procès de Jérôme Kerviel, le trader qu'il avait traité de «terroriste», d’«escroc» et de «fraudeur» après l'annonce de la perte historique de 4,9 milliards d'euros début 2008.

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Après onze ans à la tête de la Société générale, dont il avait contribué à faire l'un des fleurons de la finance mondiale, Daniel Bouton avait quitté la banque fin avril 2009 sans les honneurs, à cause d’une série de scandales liés notamment aux rémunérations de ses dirigeants.

Les six derniers témoins ce mardi

Lors de l'affaire Kerviel, il avait été très critiqué, y compris par le chef de l'Etat qui estimait anormal qu'un dirigeant reste en place après un tel «dysfonctionnement». Nicolas Sarkozy a d'ailleurs confirmé en janvier dernier avoir demandé sa démission.

Les six derniers témoins sont appelés ce mardi, avant les plaidoiries des parties civiles mercredi, les réquisitions jeudi et la plaidoirie de la défense vendredi, pour un jugement qui sera alors mis en délibéré.

Une présence réclamée par les parties civiles

Parmi eux, un ancien secrétaire général de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Gérard Rameix, est attendu ce mardi matin, et Daniel Bouton vers 16h. Le tribunal sera alors censé étudier le «débouclage» (la liquidation) des quelque 50 milliards d'euros de positions «frauduleuses» qu'avait prises Jérôme Kerviel en janvier 2008.

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La présence de Daniel Bouton au procès n'a pas été demandée par la défense, consciente qu'il n'était pas personnellement au courant de ce que faisait Jérôme Kerviel, ni par les avocats de la banque, qui la jugeaient «ridicule». Mais elle a été réclamée par les avocats de cinq salariés ou retraités actionnaires de la banque, parties civiles.

«Sans Bouton, y aurait-il eu un Kerviel?»

L’un d’eux, Maître Daniel Richard, a précisé qu'il comptait lui demander «quelles valeurs» la Société générale «enseignait à ses traders» et évoquer «les années Bouton, qui ont été les années fric». «Sans Bouton, y aurait-il eu un Kerviel?», s'est interrogé l'avocat.

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Jérôme Kerviel, 33 ans, qui est jugé depuis le 8 juin par le tribunal correctionnel, encourt cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende.