L'ENJEU DES éOLIENNES MARITIMES

à NAntes, FRéDéRIC BRENON

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Deux projets d'éoliennes en pleine mer pourraient voir le jour au large des Côtes d'Amour.
Deux projets d'éoliennes en pleine mer pourraient voir le jour au large des Côtes d'Amour. —

« L'éolien offshore représente une opportunité énorme pour l'emploi local. On y croit beaucoup, il ne faut pas rater ce marché. » La chambre de commerce et d'industrie avait donné le ton il y a quelques semaines. En affirmant leur soutien appuyé au développement des projets éoliens de Loire-Atlantique, en particulier maritimes, les élus du conseil général ont enfoncé le clou hier. Une prise de position qui n'intervient pas par hasard, puisque le gouvernement doit bientôt annoncer la sélection d'une dizaine de zones propices à l'accueil de parcs éoliens en pleine mer. Deux projets locaux pourraient figurer sur la liste.

Un parc à 1,4 milliard d'euros
Le projet du plateau de la Banche, à 8 km du Pouliguen, semble le plus hypothétique. Il vise à implanter une douzaine d'éoliennes, capables de produire environ 70 mégawatts (MW). Beaucoup plus ambitieux, le projet du banc de Guérande, à 12 km du Croisic, serait aussi le mieux placé. Près de 80 éoliennes pouvant s'élever jusqu'à 150 m au-dessus de l'eau y sont prévues, pour une production d'environ 450 MW, soit 13 % de la consommation électrique annuelle de la Loire-Atlantique. « En mer, le vent est plus fort et plus régulier qu'à terre, donc on est sûr d'y produire davantage d'électricité, explique Xavier Ferrey, de Nass & Wind, l'un des deux opérateurs candidats au développement du site. De plus, les nuisances et obstacles y sont moindres. Le banc de Guérande a aussi comme atouts d'être peu profond, raisonnablement éloigné des côtes, et proche des infrastructures du port. » L'investissement privé nécessaire pour ce projet est évalué à 1,4 milliard d'euros.