Tempête Xynthia: trois mois après, les indemnisations ont bien été versées

CATASTROPHE Les sinistrés varois peuvent être optimistes quant à leurs chances d’être indemnisés en temps et en heure...

Corentin Chauvel

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Vue aérienne d'un quartier de la Faute-sur-Mer, le 1er mars 2010, totalement inondé après le passage de la tempête Xynthia.
Vue aérienne d'un quartier de la Faute-sur-Mer, le 1er mars 2010, totalement inondé après le passage de la tempête Xynthia. — R. DUVIGNAU/REUTERS

Les inondations qui se sont produites la semaine dernière dans le Var risquent de provoquer à nouveau beaucoup de travail pour les sociétés d’assurance. Un peu plus de trois mois après la tempête Xynthia, une nouvelle catastrophe naturelle leur tombe sur les bras. Si les conditions pour se faire indemniser sont limpides, qu’en est-il dans les faits?

Une maison sous 2m50 d’eau

Contacté par 20minutes.fr, Xavier Machuron-Mandard est le cofondateur de l'Avif (Association des victimes des inondations fautaises). Comme beaucoup d’autres habitants de la commune, sa résidence secondaire de La Faute-sur-Mer (Vendée), l’une des trois communes les plus touchées par Xynthia, a pris l’eau: 2m50 chez lui.

A l’heure actuelle, la maison de cet ingénieur de la banlieue parisienne est dans cette fameuse «zone noire» dont les habitations risquent bien d’être définitivement proscrites. Les négociations concernant l’évaluation du domaine et l’indemnisation prévue, 250.000 euros en moyenne, sont encore en suspens.

Au-delà de 2.000 euros de dommages, un expert est nécessaire

En revanche, concernant ses biens matériels, tout s’est réglé dans les temps. Xavier Machuron-Mandard raconte que, comme pour les inondations du Var, un délai supplémentaire pour monter son dossier a été donné aux sinistrés. Pour les zones où des arrêtés de sûreté avaient été décrétés en raison de la fragilité des édifices, l’ingénieur indique que des sociétés de déblaiement ont assuré immédiatement et aux frais des sociétés d’assurance le déblaiement des maisons.

Un habitant sinistré de La Bernerie-en-Retz (Loire-Atlantique), joint par 20minutes.fr, explique que pour moins de 2.000 euros de travaux, il suffit d’envoyer le devis à son assurance qui se chargera du remboursement. Au-delà de cette somme, un expert doit se rendre sur place.

«Il faut aussi prendre des photos autant que possible»

«J’ai ensuite fait une liste des biens. Comme il s’agissait d’une maison récente, j’avais toutes les factures, mais il faut aussi prendre des photos autant que possible», explique pour sa part Xavier Machuron-Mandard qui confirme qu’il y a bien une franchise à payer à l’assureur malgré tout (380 euros).

L’ingénieur a ensuite confié l’état de ses pertes matérielles à l’expert de sa société d’assurances, venu sur place deux semaines après l’inondation. Il précise qu’à la Faute-sur-Mer, il a vu des experts demander aux gens qui avaient sorti leurs meubles à l’extérieur de les remettre à l’intérieur.

«On ne récupère pas la totalité de la valeur de ses meubles»

«On ne récupère pas la totalité de la valeur de ses meubles», ajoute cependant Xavier Machuron-Mandard. En effet, les experts intègrent un taux de vétusté qui réduit de 5% par année d’ancienneté le prix du bien. Au final, l’ingénieur a reçu son indemnisation «il y a environ deux semaines», soit près de trois mois après la tempête et donc dans les délais préconisés par la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA).

D’après les mairies de Saint-Vincent-sur-Jard (Vendée) et des Moutiers-en-Retz (Loire-Atlantique), contactées par 20minutes.fr, les habitants de ces communes ont également été indemnisés «assez rapidement». En ce qui concerne les biens publics en revanche, ce n’est plus du tout la même histoire.

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