Inondations dans le Var: remise en état et solidarité à l'ordre du jour

INTEMPERIES Cinq personnes, dont un bébé, sont toujours portées disparues...

avec AFP

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Des volontaires distribuent des bouteilles d'eau dans les rues de Draguignan, le 17 juiin 2010, deux jours après les inondations meurtrières.
Des volontaires distribuent des bouteilles d'eau dans les rues de Draguignan, le 17 juiin 2010, deux jours après les inondations meurtrières. — S.DANNA/AFP

Cinq jours après les pluies torrentielles qui ont inondé une partie du Var en faisant 25 morts, remise en état et solidarité étaient de mise dimanche, avant la venue, lundi, du président Nicolas Sarkozy.

La recherche de cinq personnes encore portées disparues, dont un bébé d'un mois, se poursuivait parallèlement aux opérations de déblaiement et de nettoyage.

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Des orages, parfois de grêle, touchaient la région dimanche et suscitaient un peu d'inquiétude dans la mesure où les sols sont déjà gorgés d'eau. Les quantités de précipitations annoncées sont toutefois sans commune mesure avec celles tombées mardi et l'épisode devait s'atténuer en fin de journée.

Les pompiers espéraient poursuivre l'exploration du lit de la Nartuby, l'une des rivières qui a débordé, sur environ deux kilomètres. Les dernières reconnaissances effectuées dans deux parkings souterrains à Draguignan n'ont rien donné.

Solidarité

Dans les communes sinistrées, l'élan de solidarité se poursuivait, comme à Draguignan où des bénévoles venaient en mairie dimanche matin se renseigner sur les tâches à effectuer.

«On m'a donné pour mission d'aider des personnes âgées à se déplacer à l'hôpital», a raconté Richard Silvestre. «Je viens aider et quand ce sera fini, j'espère trouver du travail», a confié Jérôme Manot, venu d'Amiens en voiture avec ses affaires et son curriculum vitae.

«Les gens sinistrés se font aider pour la plupart», a confirmé à Roquebrune-sur-Argens Emmanuelle Guerry, du cabinet du maire, avec notamment des dons de denrées alimentaires.

L’eau potable rétablie dans la moitié des communes sinistrées

Selon la préfecture, cinq jours après la catastrophe, la remise en état va dans le bon sens. L'électricité est rétablie et de nouveaux résultats d'analyses de l'eau étaient attendus dans l'après-midi, alors qu'elle est redevenue potable dans 11 communes sur 22 touchées. Plus de 150 tonnes de carcasses d'animaux tués ont par ailleurs été évacuées.

A Draguignan, les quartiers les plus touchés «commencent à être déblayés et nettoyés de la boue», a déclaré à l'AFP la sous-préfète Corinne Orzechowski. «Un grand nombre de véhicules ont été enlevés et tous les accès sont libérés, de nombreux magasins sont ouverts, la vie reprend son cours».

Les écoles et collèges devaient rouvrir leurs portes lundi, à l'exception de celui des Arcs, et le transport scolaire sera de nouveau assuré. Reste le problème du relogement en attendant les expertises d'assurances et la reconstruction des logements détruits. Beaucoup comptent sur leur famille ou leurs amis, et les habitants non touchés par les inondations.

«Il y a des voyeurs»

Autre point noir, les pillards, qui nécessitent toujours une surveillance jour et nuit à l'aide d'hélicoptères équipés de projecteurs, et les curieux, un peu trop nombreux au goût de certains. «Il y a des voyeurs. Les gens n'ont pas toujours de sens civique. S'ils viennent pour aider, pas de souci», a estimé la sous-préfète.

Au total, plus de 4.500 personnes (pompiers, gendarmes, militaires, différents services de l'Etat, gestionnaires du réseau électrique, etc...) ont travaillé ce week-end aux opérations de recherche, de nettoyage et d'assistance aux personnes.

Nicolas Sarkozy doit visiter lundi après-midi des quartiers sinistrés de Trans-en-Provence, avant de se rendre dans la zone d'activités de Draguignan. Une réunion est prévue à la mairie de Draguignan, avant une cérémonie oecuménique en hommage aux victimes.