Coup de la panne, du ticket de métro, de la bague... Palmarès des techniques de vols

DELINQUANCE Simuler une chute serait la dernière tendance. 20minutes.fr fait le point sur les combines les plus en vogue...

R.B-P.

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Vol à l'arrachée dans un parc
Vol à l'arrachée dans un parc — JACQUEMART/SIERAKOWSKI/ISOPIX/SI/SIPA

Se faire voler son portefeuille, ça n’arrive pas qu’aux autres. Et les méthodes employées pour y parvenir sont de plus en plus inventives. La dernière en date? La chute. Le principe est enfantin: simuler une chute et voler la personne qui viendra à votre secours.

Contactés par 20minutes.fr , deux responsables de syndicats de police indiquent que le vol à la tire est souvent non-violent, et pratiqué par des bandes organisées de trois ou quatre personnes. Le principe reste toujours le même: «C’est comme la prestidigitation, il suffit d’attirer l’attention de la victime sur autre chose», souligne Patrice Ribeiro, secrétaire national de Synergie. Florilège des techniques les plus en vogue.

Les techniques dites «théâtrales»

Elles consistent à mettre en scène une situation. Une fois tombé dans le jeu de l’arnaqueur, difficile de se rendre compte de la supercherie. Il y a ceux qui vous racontent par exemple qu’ils avaient rendez-vous pour un entretien d’embauche loin de chez eux et qu’ils ont oublié en partant chèque, carte bleue, etc. Du coup, ils n’ont plus d’argent pour faire le plein d’essence et rentrer chez eux. De fil en aiguille, vous finissez par donner un billet avec la promesse d'être remboursé.

Une autre technique, visant la gente féminine, est également très répandue: le coup de la bague. L’arnaqueur fait tomber une bague près d’une femme. D’un air altruiste, ce dernier demande: «Madame, cette bague est-elle à vous?» Interloquées par tant de bonté, nombreuses sont celles qui remercient pécuniairement le voleur et, pensant faire une bonne affaire, gardent la bague d’une valeur souvent proche d’un euro.

Les situations de foule

Le plus simple pour voler une personne de manière non-violente et sans qu’elle ne s’en rende compte, et de profiter d’une situation de foule. Prenez un métro, à l’heure de pointe. Tout le monde se bouscule, se serre.  Il suffit que quelqu’un crie «au voleur» pour qu’instinctivement l’usager mette la main sur son portefeuille afin de vérifier qu’«il est toujours là». Facile alors pour le ou la complice qui viennent de localiser son porte-monnaie de s’en emparer.

La même technique peut se décliner, lorsque quelqu’un fait tomber son ticket par exemple. Plusieurs personnes fortes aimables, que d’aucuns qualifieront de naïfs, se pressent pour ramasser le ticket pendant que l’on vide leur poche.

Une autre tactique peut consister à provoquer cet effet de foule. Il suffit pour cela de provoquer un incident, une dispute voire une bagarre. Trop concentrées sur les événements, les protagonistes deviennent alors des proies faciles.

Les techniques plus «traditionnelles»

Le coup de la panne
est bien connu: faire croire que l’on manque d’essence et en appeler à la générosité d'autres automobilistes. Une fois la personne sortie de son véhicule, plusieurs options s’offrent au voleur. Il peut racketter la personne ou l'embobiner dans une histoire l'incitant à lui donner de l’argent. Le car-jacking, qui consiste à ouvrir la porte d'un véhicule pour voler le sac du conducteur ou du passager, est également toujours d’actualité. Les brigands ont même marié cette pratique avec d’autres. Ainsi, on parle désormais de home-jacking: le voleur s’introduit chez quelqu'un, la nuit ou après quelques jeux d’acteur, et vole les clefs de voiture.
 
Et vous, vous est-il déjà arrivé de vous faire avoir par une de ces techniques de vol? En connaissez-vous d'autres? Témoignez dans les commentaires...