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étude75 % des femmes cadres estiment que le congé mat freine leur carrière

Congé maternité : Les trois quarts des femmes cadres s’estiment freinées dans leur carrière

étudeSelon une enquête de l’Apec publiée ce jeudi, 75 % des femmes considèrent que le congé maternité ralentit la progression hiérarchique « pendant plusieurs années »
Selon une enquête de l'Apec publiée ce jeudi, trois quarts des femmes considèrent que le congé maternité ralentit la progression hiérarchique « pendant plusieurs années ».
Selon une enquête de l'Apec publiée ce jeudi, trois quarts des femmes considèrent que le congé maternité ralentit la progression hiérarchique « pendant plusieurs années ». - C. Delahaye/Sipa / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Avoir un enfant est-il perçu comme un frein à votre carrière ? Oui, à en croire les résultats d’une enquête de l’Apec menée auprès des 840 femmes cadres et publiée ce jeudi matin. Les trois quarts d’entre elles considèrent que le congé maternité ralentit leur progression hiérarchique « pendant plusieurs années ».

Près d’une sondée sur deux (47 %) estime également que sa reprise d’activité a été « difficile » car souvent « mal accompagnée ». « La maternité reste généralement perçue comme un contretemps dans la relation de la femme cadre avec son employeur », relève l’association pour l’emploi des cadres.

Dans certaines entreprises, le congé mat est « réduit à une absence pénalisante, un problème à régler, au lieu d’être considéré comme une étape logique et prévisible du parcours professionnel des femmes », analyse-t-elle.

Un risque de « placardisation » au retour

Aussi, « durant leur congé, certaines femmes cadres continuent d’être connectées avec leur entreprise à des degrés différents (suivi des e-mails ou des clients, présence à certaines réunions en ligne), contrairement à l’obligation légale ».

Plus de sept femmes sur dix de retour de congé parlent également de « la difficulté à faire face à leur charge de travail malgré la fatigue ». Beaucoup n’ont pas été remplacées systématiquement, avec à la clé le risque d’une « surcharge de travail au retour » et « le danger d’un épuisement pour la reprise de poste ». A l’inverse, « si le remplacement s’est déroulé dans de bonnes conditions, le risque est plutôt celui de ne pas retrouver son poste initial ».

Certaines femmes subissent une « "invisibilisation" progressive, une "placardisation" », poursuit l’Apec qui constate que « l’ensemble de ces risques est accentué en cas de congé parental long ».

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