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ReplayManifestation des agriculteurs : Le convoi d'agriculteurs parti d'Agen vers Rungis va « redescendre » vers le Sud-Ouest
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Manifestation des agriculteurs : Le convoi d'agriculteurs parti d'Agen vers Rungis va « redescendre » vers le Sud-Ouest

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Des agriculteurs bloquent l'autoroute A6, à quelques kilomètres du marché de Rungis.
Des agriculteurs bloquent l'autoroute A6, à quelques kilomètres du marché de Rungis.  - Mario Fourmy/SIPA / SIPA
Jean-Loup DelmasThibaut Gagnepain

J.-L.D., T.G.

L’ESSENTIEL

  • Malgré des concessions de Paris et Bruxelles ces derniers jours, les agriculteurs maintiennent la pression sur les autoroutes et autour du marché de Rungis, « une ligne rouge » pour le gouvernement. Dans le pays, plus de 150 rassemblements – barrages filtrants, blocages ou manifestations – ont été recensés mercredi, notamment autour d’Orange, Nîmes, Arles, Aix-en-Provence, Grenoble, Nantes, ou Lyon.
  • Le gros du convoi pour Rungis reste pour le moment bloqué par des barrages de police ou de gendarme, sans savoir si cela va aboutir à une confrontation directe. 91 personnes ont déjà été interpellées mercredi après-midi après une intrusion sur le marché.
  • Alors que les Vingt-Sept Etats membres de l’Union européenne se réunissent ce jeudi à Bruxelles, des centaines de tracteurs sont attendues dans la capitale belge pour maintenir la pression sur les dirigeants européens.

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20h50

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19h36

En Grèce, les agriculteurs intensifient leur mobilisation avec des centaines de tracteurs

Des agriculteurs grecs en colère se sont rassemblés jeudi avec leurs tracteurs dans le centre de Thessalonique (nord), emboîtant le pas à leurs collègues européens pour réclamer l’augmentation des aides dans leur secteur. Environ 300 tracteurs et des dizaines de camions d’apiculteurs, klaxonnant et arborant des drapeaux noirs et blancs, se sont immobilisés devant le centre municipal de Thessalonique, la deuxième ville de Grèce, où se tient à partir de jeudi la principale foire agricole de Grèce.

« Agriculteurs, ils boivent votre sang », « Pas d’agriculteurs, pas de nourriture, pas d’avenir », « Nous luttons pour notre survie contre les politiques qui nous chassent de nos terres », scandaient les manifestants venus surtout de la plaine de Macédoine dont le chef-lieu est Thessalonique. « Les deux principaux problèmes auxquels nous sommes confrontés sont l’augmentation des coûts de production et le nouveau pacte agricole européen », a expliqué Diamantis Diamantopoulos, président d’une association agricole de Serres, ville proche de Thessalonique.

18h53

Les attaques françaises contre l’agriculture espagnole mettent Madrid à bout

Les critiques répétées contre la production agricole espagnole, accusée en France de « concurrence déloyale » par les agriculteurs et une partie de la classe politique, provoquent la colère en Espagne, le Premier ministre Pedro Sánchez appelant à plus de « respect ». « Vous avez goûté les tomates soi-disant bio espagnoles ? C’est immangeable ! ». Tenus sur la chaîne d’information BFMTV, ces propos de l’ex-candidate à la présidentielle et ancienne ministre de l’Environnement française Ségolène Royal ont tourné en boucle jeudi sur les télévisions espagnoles.

« Nous ne pouvons pas permettre que des déclarations infondées ruinent tout un secteur », a réagi dans un communiqué l’association professionnelle espagnole de production biologique (Ecovalia), en rappelant que les mêmes règles s’appliquaient en France et en Espagne. De tels propos sont « inappropriés », surtout de la part d’une personne qui a eu « des responsabilités gouvernementales », a souligné la ministre espagnole de la Transition écologique, Teresa Ribera.

Le Parti populaire (PP, droite), principale formation d’opposition, a lui appelé à « défendre la production espagnole ». Interrogé après un sommet européen à Bruxelles, le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a ironisé, en estimant que Ségolène Royal n’avait « pas eu la chance de goûter aux tomates espagnoles ». « Je l’invite à venir en Espagne (…) et elle verra que la tomate espagnole est imbattable », a-t-il insisté.

18h51

A la frontière, les agriculteurs allemands et français mobilisés ensemble

Unis dans la mobilisation, des agriculteurs allemands ont symboliquement rejoint leurs homologues français jeudi à Ottmarsheim (Haut-Rhin), à proximité de la frontière, pour dénoncer certaines politiques européennes. « Les agriculteurs allemands ont les mêmes problèmes. On est là en solidarité avec les voisins pour montrer qu’il n’y a pas juste des problèmes nationaux mais aussi à l’échelle européenne », a déclaré à l’AFP Michael Fröhlin, président du syndicat BLHV dans le canton de Mülheim, dans le Bade-Wurtemberg (Allemagne).

A la tête d’un cortège de six tracteurs, il a rejoint jeudi, avec une dizaine d’agriculteurs allemands, ses homologues français mobilisés en Alsace. « Ça fait maintenant deux ans qu’on nous impose de nouvelles normes et réglementations à l’échelle européenne. Et maintenant, en Allemagne, on nous impose des taxes en plus. On n’en peut plus, on se noie », a expliqué Michael Fröhlin.

A Ottmarsheim, environ 150 tracteurs et 300 personnes bloquaient la circulation sur l'A36 jeudi, et prévoyaient de maintenir la mobilisation vendredi, malgré l’appel de la FNSEA à l’arrêt des blocages.

18h46

Le convoi d’agriculteurs parti d’Agen vers Rungis va « redescendre » vers le Sud-Ouest

Le convoi d’agriculteurs parti d’Agen à destination de Rungis et dont une partie a été bloquée par les gendarmes sur les ponts de la Loire va repartir vers le Sud-Ouest, a annoncé jeudi à l’AFP José Perez, coprésident de la Coordination rurale 47.

« On va revenir sur Pierrefitte [dans le Loir-et-Cher au sud de la Loire] ce soir et après on va redescendre sur le Lot-et-Garonne. On ne va pas se battre tous les jours contre la gendarmerie ou contre qui que ce soit », a déclaré José Perez, en précisant que le convoi était désormais composé de « 150 tracteurs et 300 personnes ».

18h45

400.000 euros de dégâts dans l’agglomération d’Agen, selon le maire

Les actions des agriculteurs la semaine dernière ont provoqué 400.000 euros de dégâts dans l’agglomération d’Agen, selon le maire, et la facture s’élève aussi à des centaines de milliers d’euros sur d’autres territoires à travers le pays. « Je confirme que les dégâts sont estimés à 400.000 euros. Nous devons affiner ces chiffres », a déclaré Jean Dionis du Séjour (MoDem) à un correspondant de l’AFP, confirmant une information du journal Sud Ouest.

« L’agglomération en prendra une partie, la ville aussi. La ville va demander à l’Etat une participation qui serait légitime. Ce sont ses bâtiments qui étaient visés », a-t-il ajouté. La préfecture, recouverte à plusieurs reprises de lisier, a été une des principales cibles des actions menées la semaine dernière à Agen par la Coordination rurale, qui a également visé la Direction départementale des territoires ou la Mutualité sociale agricole. Les feux de paille et de palettes ont également endommagé les chaussées devant les bâtiments.

18h43

Les mesures d’urgence pour les agriculteurs évaluées au total à 400 millions d’euros

Le total des mesures annoncées par le gouvernement pour apaiser la colère des agriculteurs représente une enveloppe de 400 millions d’euros après de nouvelles annonces jeudi, a indiqué le ministère de l’Economie et des Finances à l’AFP.

Cette enveloppe de 400 millions d’euros inclut la nouvelle annonce faite jeudi par Gabriel Attal de 150 millions d’euros « dès cette année » pour soulager la charge fiscale et sociale des éleveurs, ainsi que le coût de l’abandon d’une hausse de la fiscalité prévue sur le gazole non routier, a précisé le ministère.

A cette enveloppe de 400 millions d’euros va s’ajouter le remboursement partiel de la taxe sur le gazole non routier, une des mesures annoncées en pleine fronde du monde agricole, qui ne représente pas une nouvelle dépense, mais une avance sur la trésorerie, chiffrée à 200 millions d’euros, a également détaillé Bercy.

18h41

Une chanson auvergnate bande son de la crise agricole

Une chanson du groupe auvergnat Wazoo, reprise sur les barrages par des agriculteurs, s'est imposé sur les réseaux sociaux ces derniers jours, devenant l'hymne symbole de cette crise agricole. Jeudi, le morceau simplement baptisé « agriculteurs », était classé en quatrième position des chansons les plus populaires sur Tik Tok, avec Aya Nakamura.

« On ne redoute pas le labeur, pour le pire pour le meilleur, la terre est au fond de nos coeurs. Car nous sommes agriculteurs », chante le groupe folk Wazoo originaire de Clermont-Ferrand dans cette ode au monde paysan qui ouvrait son sixième album en 2019.

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« La chanson est bien reprise sur Tik Tok et même Instagram. Les agriculteurs se filment sur les barrages en l'utilisant pour illustrer leurs vidéos », a expliqué à l'AFP le chanteur Jeff Chalaffre. Le clip, qui met en scène de jeunes agriculteurs de Haute-Loire, cumulait déjà 3,5 millions de vues sur YouTube avant le mouvement, a-t-il précisé.

18h02

Les clauses miroirs sont-elles une cause mirage ?

C’est la question à laquelle a tenté de répondre mon collègue Thibaut Le Gal dans cet article. Le Premier ministre, Gabriel Attal, a en effet annoncé la mise en place de « mesures miroirs » pour protéger l’agriculture française. Mais ces dispositifs sont très difficiles à mettre en place. Explications.

17h37

L’UE va instaurer un contrôle des importations de céréales ukrainiennes

Emmanuel Macron a affirmé jeudi que les importations de céréales ukrainiennes seraient aussi concernées par un « mécanisme de sauvegarde renforcé » au niveau européen, permettant une « intervention » en cas de déstabilisation des cours au sein de l’Union européenne.

Le président français a par ailleurs demandé à la Commission européenne, lors d’une conférence de presse au terme d’un sommet à Bruxelles, d’aboutir « à des simplifications concrètes et tangibles dès la fin du mois de février » en faveur des agriculteurs, qui manifestent depuis plusieurs jours en France comme dans d’autres pays européens.

17h34

Macron se félicite que l'accord UE-Mercosur n'ait « pas été conclu à la va-vite »

Le président français, dont le gouvernement a annoncé plusieurs mesures pour mettre fin à un vaste mouvement de colère des agriculteurs, s’est aussi félicité d’avoir fait en sorte que l’accord commercial controversé entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur n’ait pas « été conclu à la va-vite comme certains menaçaient de le faire », « parce qu’on a élevé la voix, parce qu’on a montré des incohérences ».

17h25

La France demande une « force européenne de contrôle sanitaire et agricole », annonce Emmanuel Macron à Bruxelles

Emmanuel Macron a demandé jeudi « la mise en place d’une force européenne de contrôle sanitaire et agricole » pour « éviter » la « concurrence déloyale » entre pays membres de l’Union européenne.

16h40

La Confédération paysanne poursuit la lutte fédération paysanne

La Confédération paysanne annonce sur Twitter poursuivre la mobilisation. Le syndicat demande toujours « l’interdiction d’acheter nos produits agricoles en dessous de notre prix de revient ».

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16h25

Des agriculteurs mènent une opération dans un supermarché d’Aix-en-Provence

Dans un supermarché d’Aix-en-Provence, des agriculteurs sortent des rayons les produits vendus qui ne proviennent pas de France. Les annonces de Gabriel Attal « ne nous ont pas convaincues », dit l’un d’eux à BFM TV, qualifiant les mesures exposées par le Premier ministre de « babioles de rien du tout ».

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15h46

Les syndicats posent leurs conditions

Les syndicats posent plusieurs conditions pour ne pas reprendre le mouvement : de « premiers résultats » d’ici le Salon de l’agriculture, qui commence le 24 février, puis l’adoption d’une loi d’orientation et d’avenir agricole ainsi que de mesures européennes d’ici le mois de juin.

« Si d’ici le mois de juin, ces marqueurs ne sont pas remplis, nous n’hésiterons pas à re-rentrer dans un mouvement de mobilisation d’ampleur générale », a déclaré Arnaud Gaillot. Les deux responsables ont réclamé un document de synthèse mettant par écrit toutes les annonces du gouvernement. Avant le Salon de l’agriculture, « on a quinze jours pour regarder si tout ça c’est sérieux, c’est crédible, ça tient la route », a déclaré Arnaud Rousseau.

15h25

Les syndicats agricoles majoritaires FNSEA et Jeunes Agriculteurs appellent à suspendre les blocages

Les syndicats majoritaires FNSEA et Jeunes agriculteurs ont appellé jeudi à suspendre les blocages d’agriculteurs en France au vu des annonces du Premier ministre Gabriel Attal.

« Nous avons décidé qu’à l’heure actuelle, au vu de tout ce qui avait été annoncé (…), il faut qu’on change de modes d’action et donc nous appelons nos réseaux (…) à suspendre les blocages et à rentrer dans une nouvelle forme de mobilisation », a indiqué le président des JA Arnaud Gaillot, aux côtés du patron de la FNSEA Arnaud Rousseau.

15h20

Le président de la FNSEA salue « l’écoute » d’Attal mais dénonce « la surdité de l’Europe »

Le président de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, a salué jeudi « des avancées tangibles » et « l’écoute » du Premier ministre Gabriel Attal « pour essayer de comprendre ce que sont nos enjeux, nous recevoir, échanger, discuter et finalement annoncer en plusieurs salves des mesures d’urgence ».

« Dans le même temps, nous nous interrogeons sur la surdité de l’Europe », a-t-il ajouté à l’occasion d’une conférence de presse après l’annonce par le gouvernement de nouvelles mesures en faveur des agriculteurs, évoquant « l’incompréhension grandissante entre une technostructure murée dans ses bureaux à Bruxelles et les réalités de ce que nous vivons dans nos exploitations ». Sur les annonces françaises, « il y a aussi des choses qui ne sont pas au rendez-vous et qu’il faudra éclairer », a ajouté Arnaud Rousseau.

15h06

Arnaud Rousseau remonté contre Bruxelles

Il faut « combattre cette technocratie, ces décisions qui se prennent de loin qui ne respectent pas le travail de nos agriculteurs ».

15h05

Deux salles, deux ambiances

«Une écoute de la part du Premier ministre pour essayer de comprendre nos enjeux » à mettre en parallèle avec la « surdité de l’Europe », selon Arnaud Rousseau.

15h04

On ressent « le soutien des Français » affirme Rousseau

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