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VOTRE VIE, VOTRE AVISLa semaine « en 4 jours », un « rêve » malgré des horaires « à rallonge »

La semaine « en quatre jours », un « rêve » malgré des horaires « un peu à rallonge »

VOTRE VIE, VOTRE AVISGabriel Attal a demandé mardi à ses ministres d’expérimenter dans « leurs administrations » la semaine « en quatre jours ». Des lecteurs et lectrices de « 20 Minutes » qui l’ont déjà testée racontent
Fin de chantier ! Un homme éteint son ordinateur avant de partir en week-end de trois jours. Illustration
Fin de chantier ! Un homme éteint son ordinateur avant de partir en week-end de trois jours. Illustration - PURESTOCK/Sipa  / Sipa
Julie Urbach

Julie Urbach

L'essentiel

  • Le Premier ministre, Gabriel Attal, a demandé mardi à ses ministres l’expérimentation de la semaine « en quatre jours » dans « leurs administrations centrales et déconcentrées ».
  • L’idée est de réaliser le même nombre d’heures hebdomadaires, sans baisse de salaire, mais en un jour de moins.
  • Cette organisation du travail, qui permet d’avoir son mercredi de libre ou de kiffer pendant un week-end prolongé, semble plaire aux lecteurs et lectrices de « 20 Minutes » qui l’ont essayée. Mais, attention aux trop longues journées de travail.

Pour avoir votre mercredi de libre ou kiffer pendant un week-end de trois jours, seriez-vous prêts à démarrer le boulot un peu plus tôt le matin et débaucher plus tard ? C’est la question qui agite les couloirs des ministères mercredi, au lendemain du discours de politique générale du Premier Ministre. Mardi, Gabriel Attal a en effet lancé une proposition quelque peu inattendue à ses ministres : l’expérimentation de la semaine « en quatre jours » dans « leurs administrations centrales et déconcentrées », et ce pour répondre aux nouvelles aspirations des équipes.

Une possible petite révolution qui n’en est en tout cas pas une pour quelque 10.000 salariés déjà concernés en France, dont certains lecteurs et lectrices de 20 Minutes. « J’ai fait la semaine de quatre jours durant de longues années, raconte par exemple Christiane, qui a pu condenser ses 35 heures hebdomadaires les lundi, mardi, jeudi et vendredi. Je travaillais dans un centre médical de 8h15 à 17h30 avec une pause de 30 minutes à midi. J’adorais ce fonctionnement qui m’a permis d’être avec mes enfants le mercredi (…) et de davantage aimer mon métier. »

Courses, dentiste, ou apéro

Car si ce dispositif n’est donc ni synonyme de réduction de temps de travail (contrairement à la semaine de quatre jours, avec laquelle il y a parfois confusion), ni de perte de salaire, il aurait le mérite de tendre vers ce fameux graal, l’équilibre entre vie pro et vie perso. « Entre finir à 17 heures et rentrer à la maison regarder la tronche d’Hanouna, et finir à 18h30 pour avoir son mercredi ou son vendredi, le choix est vite fait ! », lance un internaute.

Romain, 33 ans, ne dira pas le contraire. « Ce jour de libre permet de s’occuper de sa maison, tondre la pelouse, illustre le jeune homme. Mais aussi faire des courses, prendre rendez-vous chez le dentiste, se reposer et passer du bon temps en allant prendre l’apéro avec les copains ! » Autre avantage selon lui, qui fait 40 km en voiture pour se rendre au travail : « un jour de moins, c’est une économie d’essence non négligeable ! »

De « longues journées de travail »

Mais ce « rêve », comme l’évoquent plusieurs de nos lecteurs, a aussi ses limites. Au début de sa carrière au conseil départemental, Anne-Sophie confie en avoir « bien profité ». Désormais mariée, cette mère de deux enfants de 9 et 10 ans a pourtant fait marche arrière. « Je ne m’imagine pas du tout recommencer les longues journées de travail, complètement incompatibles avec ma vie de maman, confie cette habitante du Rhône, dont le conjoint est en déplacement toute la semaine. Et d’ailleurs, aurais-je encore, à 48 ans, l’énergie suffisante pour assurer ce rythme ? »

Car la contrepartie de ce petit jour de repos bonus, c’est bien ces horaires « un peu à rallonge », rapporte Véronique, qui bosse dans une société de maçonnerie de « 7h30 à 18 heures environ, mais avec une vraie coupure à midi ». S’il se dit séduit par cette « bulle d’air », Ronan a vite fait ses calculs. Et ce cadre ne se voit finalement pas enchaîner « 50 heures en quatre jours », où « même aller dîner avec des amis le soir ne serait plus envisageable ».

C’est finalement du côté de Carine que l’on a peut-être trouvé le meilleur compromis : la semaine en quatre jours… et demi. « C’est plus facile à mettre en œuvre quand on fait 39 ou 40 heures hebdo », observe l’assistante commerciale. Pour elle, l’agenda change toutes les semaines : l’une fait cinq jours, la suivante un de moins.

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