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consommationQue vont apporter les nouvelles étiquettes sur les bouteilles de vin ?

L’étiquette des bouteilles de vin change pour donner plus d’infos, sur les ingrédients et les calories

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Les nouvelles bouteilles de vin produites dans l’Union européenne à partir du 8 décembre 2023 devront comporter un QR code donnant accès à la composition exhaustive des boissons
Jusqu'au 8 décembre 2023, le marché vitivinicole était exonéré de l'obligation d'indiquer les ingrédients et les calories sur l'étiquette des bouteilles.
Jusqu'au 8 décembre 2023, le marché vitivinicole était exonéré de l'obligation d'indiquer les ingrédients et les calories sur l'étiquette des bouteilles.  - ROMAIN DOUCELIN / SIPA
Elsa Provenzano

Elsa Provenzano

L'essentiel

  • Les bouteilles de vin produites après le 8 décembre 2023 devront comporter un QR code qui donnera accès à des informations précises sur la composition des breuvages.
  • À Bordeaux, la fédération des grands vins de Bordeaux propose aux viticulteurs qui le souhaitent l’accès gratuit à un outil qui permet de rentrer les données propres aux vins et de télécharger ensuite un QR code.
  • De son côté, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) s’interroge sur la possibilité que la liste des additifs bénéficie in fine aux vins biologiques.

En scannant un QR code sur la contre-étiquette de votre bouteille de vin, vous pourrez bientôt connaître sa composition exhaustive, comprenant les additifs et les intrants. Les nouvelles bouteilles de vin produites après ce 8 décembre 2023 devront se plier à une nouvelle directive européenne, en mentionnant les ingrédients et les calories associées.

Jusqu’à maintenant, les boissons alcoolisées en étaient exonérées, alors que c’est la règle pour les autres produits agroalimentaires. Si on prend en compte les durées de vinification, on peut dire que les premières bouteilles de vin avec ces informations dématérialisées seront disponibles dans les rayons fin 2024 voire début 2025. Les crémants devraient être les premiers sur les étalages, suivis de près par les blancs et les rosés.

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Quelles réactions de la part du consommateur ?

« La transparence n’est pas un souci, car les vins contiennent à 99 % des raisins et le dioxyde de soufre et les sulfites sont même déjà mentionnés sur la contre-étiquette », assure Christophe Chateau, directeur de la communication de l’interprofession des vins de Bordeaux. De son côté la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) s’interroge sur la réaction des consommateurs à la présence de certains additifs et une possible prime aux vins biologiques qui pourraient découler de cette évolution réglementaire.

Pour l’interprofession bordelaise, ce qui a posé problème à un moment aux victiculteurs c’est la perspective de devoir rajouter une ligne de charges pour répondre à cette exigence réglementaire. Des prestataires privés ont proposé des solutions payantes pour équiper les vignerons, dont une partie est en difficulté financière, en lien avec une sous-commercialisation de ses produits.

Une solution financée par les grands vins de Bordeaux

En début d’année, la fédération des Grands vins de Bordeaux a décidé de s’appuyer sur son outil smartBordeaux qui renseigne les consommateurs sur des informations marketing (encépagement, élevage, médailles, accords mets et vin, histoire du domaine) et de financer le rajout dune brique « ingrédients et calories ». « Les viticulteurs peuvent en remplissant les champs de cette plateforme générer un QR code gratuitement qu’il est ensuite possible de transmettre à leurs imprimeurs, précise Christophe Chateau. Ce n’est pas obligatoire pour les viticulteurs mais c’est mis à disposition par la fédération ». Cette évolution de la plateforme, sur laquelle l’interprofession travaille avec la fédération depuis le mois de mars, a été mise à jour cette semaine et permet d’ores et déjà d’émettre des QR codes sur la composition précise des vins.

Si le vin est la seule boisson alcoolisée visée pour le moment, la commission a l’intention d’étendre la réglementation relative à l’information du consommateur sur les denrées alimentaires. Dans le vignoble de Cognac, l’interprofession a choisi d’anticiper avec la mise en ligne depuis l’été 2021, de la liste des ingrédients, de la valeur énergétique et du tableau nutritionnel complet pour un Cognac type. « Les opérateurs cognaçais qui le souhaitent peuvent renvoyer vers cette page via leur QR-code », pointe -t-elle.

La DGCCRF a l’intention de faire évoluer ses contrôles « pour éviter les fraudes consistant à omettre de déclarer certains entrants et ainsi tromper le consommateur mais aussi fausser la concurrence. »

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