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SEPT ANS APRÈSBientôt l’épilogue pour les organes prélevés sur les victimes du 14-juillet

Attentat du 14-juillet à Nice : Les familles de victimes vont enfin pouvoir clore le dossier des organes prélevés

SEPT ANS APRÈSQuatre familles de victimes de l’attentat qui attendent toujours la restitution des organes prélevés sur leurs proches lors des autopsies ont rendez-vous la semaine prochaine à Paris
Le mémorial de l'attentat, en octobre 2016 (Illustration)
Le mémorial de l'attentat, en octobre 2016 (Illustration) - C. Paris / AP / Sipa / Sipa
20 Minutes avec AFP

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Amie, 12 ans, avait été tuée sur la promenade des Anglais, le soir du 14 juillet 2016. Et « une partie de ma fille est encore dans des seaux dans un frigo. Est-ce que je peux la laisser comme ça ? C’est mon devoir de père de la porter entièrement en terre », confie Thierry Vimal, qui fait partie des quatre familles de victimes de l’attentat de Nice qui attendent toujours la restitution des organes prélevés sur leurs proches lors des autopsies. Tous ont rendez-vous la semaine prochaine à Paris, avec l’espoir de clore enfin ce douloureux dossier.

Après l’attaque au camion bélier qui avait fait 86 morts et plus de 400 blessés sur la Promenade des Anglais, une autopsie avait été pratiquée sur quatorze victimes. Un très grand nombre de leurs organes avaient été prélevés et placés sous scellés, sans que les familles en soient averties.

Ecarter toute suspicion de négligence médicale ou d’atteinte par balle

Lors du procès, l’ancien procureur antiterroriste François Molins avait expliqué que ces autopsies visaient à établir les causes du décès quand elles n’étaient pas évidentes, ou encore à écarter toute suspicion de négligence médicale ou d’atteinte par balle. Mais il avait reconnu que prélever de petits échantillons des organes aurait suffi et il s’était déclaré favorable à des tests ADN. Certaines familles avaient déjà obtenu la levée des scellés et enterré les restes qui leur avaient été restitués, mais quatre familles réclamaient ces tests pour être certaines de récupérer les bons organes.

La procédure, financée par le fonds d’indemnisation des victimes, a encore pris de longs mois et les familles sont invitées mardi par le Parquet national antiterroriste pour une communication des résultats. Thierry Vimal espère avoir alors confirmation que les seaux qui l’attendent dans un laboratoire spécialisé à Nantes contiennent bien les organes de sa fille : cerveau, cœur, poumons, cordes vocales, foie, rate, reins, utérus…

Ils devraient alors être placés dans un petit cercueil et déposés dans une tombe, à côté des cendres d’Amie, incinérée après l’attentat. Le père d’Amie espère que cela pourra être fait avant Noël. « Il serait temps. C’est comme un cortège funéraire qui dure depuis sept ans », explique-t-il.

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