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POLICE MUNICIPALELe recrutement à Nice du commissaire de l’affaire Legay suscite des oppositions

Nice : « Mauvaise nouvelle », « problème éthique »… Le recrutement du commissaire de l’affaire Legay par la ville divise

POLICE MUNICIPALELe possible recrutement au sein de la police municipale niçoise de Rabah Souchi, le commissaire visé dans l’affaire Geneviève Legay, suscite des oppositions, à droite, comme à gauche
Geneviève Legay (au centre, en bas) lors de sa chute en mars 2019
Geneviève Legay (au centre, en bas) lors de sa chute en mars 2019 - C. Paris / AP / Sipa / Sipa
Fabien Binacchi

Fabien Binacchi

L'essentiel

  • Le recrutement de Rabah Souchi, le commissaire visé dans l’affaire Geneviève Legay et bientôt jugé, au sein de la police municipale de Nice, suscite des oppositions, à droite, comme à gauche.
  • Il serait une « mauvaise nouvelle pour les Niçois […] et pour la police municipale » elle-même, tance le chef de file local de Reconquête ! Philippe Vardon.
  • Le communiste Robert Injey, sur la liste Viva ! aux dernières municipales, pense de son côté que cette embauche poserait un « problème éthique ».

Il n’est pas encore confirmé qu’il fait déjà réagir. Le recrutement de Rabah Souchi, le commissaire visé dans l’affaire Geneviève Legay et bientôt jugé, au sein de la police municipale de Nice, suscite des oppositions. A droite, comme à gauche. Il serait une « mauvaise nouvelle pour les Niçois […] et pour la police municipale » elle-même, tance le chef de file local de Reconquête ! Philippe Vardon. Le communiste Robert Injey, sur la liste Viva ! aux dernières municipales, pense de son côté que cette embauche poserait un « problème éthique ».

En cause, la mise en examen de Rabah Souchi pour « complicité de violence par une personne dépositaire de l’autorité publique » après une manifestation interdite des « gilets jaunes », le 23 mars 2019 à Nice. Ce dernier est accusé d’avoir donné des ordres « inadaptés » lors de ce rassemblement, conduisant les policiers à lancer une « charge disproportionnée », selon l’IGPN. Bousculée, la militante Geneviève Legay avait violemment chuté et avait eu plusieurs côtes cassées ainsi que des fractures au crâne.

La municipalité reste sur sa position

Le commissaire, qui a d’ores et déjà annoncé à ses équipes qu’il quittait la police nationale, doit être jugé le 11 janvier 2024 devant le tribunal correctionnel de Lyon, où l’affaire a été dépaysée. Parallèlement, il « a effectivement candidaté sur le poste ouvert d’adjoint au directeur » de la police municipale de Nice et « a été retenu par le jury du 28 septembre », indiquait mardi le directeur général des services de la ville, sans préciser les motifs de ce choix controversé.

Ce mercredi, la mairie assure à 20 Minutes que sa position n’a pas changé et qu’elle attend encore « la confirmation du détachement demandé au ministère de l’Intérieur et l’avis de la commission de déontologie avant d’engager ce recrutement ».

Un « personnage sulfureux »

« Autant la personnalité que le parcours de Rabah Souchi m’incitent à m’opposer fermement à son recasage au sein de notre police municipale », a réagi le conseiller municipal et métropolitain Philippe Vardon dans un communiqué. En plus de la procédure en attente de jugement, « il nous faut rappeler que ce personnage sulfureux a déjà été l’objet d’une enquête de l’IGPN lorsqu’il était en poste à Arras », appuie Robert Injey.

Interrogé par 20 Minutes, la conseillère municipale et métropolitaine ELLV Juliette Chesnel-Le Roux préfère, elle, ne « pas faire de commentaire tant que le procès Geneviève Legay n’est pas jugé ». Sollicité mardi, Rabah Souchi n’a pas donné suite.

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