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GalèreMétro, tram et RER rament à Paris, à huit mois des JO

JO Paris 2024 : Les transports en commun de la capitale en souffrance, à huit mois des Jeux

GalèreDans le métro, cinq lignes affichent une ponctualité inférieure à 85 % aux heures de pointe
Des voyageurs attendent sur un quai de la station de métro Saint-Lazare à Paris, le 10 novembre 2022.
Des voyageurs attendent sur un quai de la station de métro Saint-Lazare à Paris, le 10 novembre 2022. - Bertrand GUAY / AFP / AFP
20 Minutes avec AFP

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Ah Paris ! Ses monuments, ses façades haussmanniennes et ses transports en commun… cauchemardesques. A huit mois des Jeux olympiques de Paris, les transports franciliens sont à la peine. Ile-de-France Mobilités (IDFM) tire la sonnette d’alarme. Au mois d’octobre, cinq lignes de métro et trois RER étaient déjà « en grande difficulté ». Au détriment des usagers, épuisés par la qualité des transports.

Valérie Pécresse, présidente d’IDFM, « rappelle à la RATP la nécessité de remonter la pente et de réussir à faire rouler l’ensemble des trains commandés », a indiqué fermement l’autorité organisatrice des transports dans un communiqué. Jean Castex, PDG de la RATP, « s’était pourtant engagé à le faire dès cet été », souligne IDFM. Dans le métro, cinq lignes affichent une ponctualité inférieure à 85 % aux heures de pointe.

De conditions de trajet horrifiques pour les usagers

Métros et quais bondés, conditions de trajet drastiquement dégradées… Les voyageurs des lignes 3, 6, 7, 8 et 13 accusent le coup. Au point même que l’augmentation du nombre de malaises voyageurs en raison de l’affluence est responsable de 10 % des trains supprimés sur la ligne 7. Les taux d’irrégularité affichés sur ces cinq lignes « n’existaient pas avant le Covid », déplore IDFM. Une situation aggravée par la fermeture de ligne pour les travaux, comme la ligne 14 qui sera entièrement fermée deux semaines en février, reportant des flux massifs de voyageurs sur la ligne 13, déjà à la peine.

Il y a une semaine, les autorités, à commencer par Valérie Pécresse et le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, n’avaient pourtant pas mâché leurs mots pour critiquer la sortie de la maire de Paris Anne Hidalgo sur l’impréparation des transports en vue des JO. Le discours a depuis changé du côté d’IDFM puisque plusieurs problèmes sont mis sur la place publique.

Un manque permanent de conducteurs

Premier défi : « l’indisponibilité des conducteurs » en raison d’un fort absentéisme. C’est « la première cause des trains supprimés. Sur certaines lignes, cela représente près de 50 % de la production non réalisée », souligne IDFM. La RATP a jusqu’ici toujours mis en cause la hausse du nombre de bagages abandonnés pour expliquer ses problèmes de régularité, mais IDFM estime qu’ils ne pèsent que 9 % de l’offre non réalisée.

Les problèmes de recrutement à la maintenance, maintes fois rappelés à la RATP, sont aussi responsables « de plus de 20 % des métros qui ne roulent pas » sur la ligne 8, d’après IDFM. Pour l’autorité, Jean Castex et la RATP doivent régler avant tout ces problèmes de ressources humaines. Jeudi, IDFM votera lors de son conseil d’administration une rallonge de 125 millions d’euros pour couvrir les hausses des charges de la RATP liées à l’inflation en 2023.

Le RER aussi en PLS

Le RER n’est pas en reste. Les lignes B – partiellement exploitée par la RATP – et D (SNCF) sont elles aussi considérées comme « problématiques », avec 85 % de ponctualité. IDFM a d’ores et déjà annoncé qu’elle indemniserait certains usagers à hauteur d'« un mois de pass Navigo ».

« Pour le RER C, les résultats sont inférieurs aux objectifs mais en redressement », selon IDFM, qui souligne le manque de conducteurs sur la ligne. Pour autant « les effets du plan d’action mis en place par la SNCF » commencent à se faire sentir. Plus de 10 % des circulations ont cependant été supprimées en octobre.

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