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étudeQuelque 300.000 logements sociaux sont des passoires thermiques en France

Prix de l’énergie : Quand le parc social est une vraie passoire thermique

étudeQuelque 300.000 logements sociaux, soit 6 % du parc social, avaient au 1er janvier 2022 une étiquette énergétique F ou G, correspondant aux passoires thermiques
Le quartier de la résidence sociale à Nice, le long du boulevard du Mercantour (image d'illustration).
Le quartier de la résidence sociale à Nice, le long du boulevard du Mercantour (image d'illustration). - Francois Glories/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

L’isolation thermique n’est pas au rendez-vous dans les logements sociaux. C’est le constat dressé par une étude de l’Agence nationale de contrôle du logement social (Ancols) publiée ce mardi. Elle montre que 6 % du parc social avait au 1er janvier 2022 une étiquette énergétique F ou G, correspondant aux passoires thermiques.

Selon cette étude, 1 % du parc social, soit 50.000 logements environ, correspondait à l’étiquette G, la moins performante, et 5 % à l’étiquette F. Les bailleurs sociaux n’échappent pas au calendrier fixé par la loi Climat et résilience de 2021, qui prévoit d’interdire la mise ou remise en location des logements les plus énergivores : ceux étiquetés G à partir de 2025, puis les F en 2028 et les E en 2034.

L’étiquette E représente quant à elle 15 % du parc social, composé d’environ cinq millions de logements, selon cette étude. Plus des deux tiers du parc sont étiquetés C (33 %) ou D (38 %), tandis que les classes énergétiques les plus performantes sont très sous-représentées, avec respectivement 1 % de logements A et 5 % de B, en grande majorité construits après 2010.

Les petites surfaces pénalisées

La rénovation énergétique des logements est capitale pour atteindre les objectifs d’émissions de gaz à effet de serre de la France, permettant au passage de substantielles économies d’énergie.

Les petits logements sociaux sont plus nombreux à être des passoires thermiques (8 % des T1 classés F ou G), la méthode de calcul des diagnostics de performance énergétique pénalisant les petites surfaces. Les logements individuels, peu courants dans le parc social, sont aussi plus concernés (11 %), note l’Ancols.

Les passoires thermiques sont nettement plus rares dans les départements du sud et de l’ouest de la France. Une des causes est que les logements sociaux sont en moyenne plus récents dans ces territoires, mais cela ne suffit pas à expliquer toute la différence, remarque l’Ancols, sans détailler de possibles causes supplémentaires.

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