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TRANSFERTLe commissaire de l’affaire Legay embauché à la police municipale de Nice ?

Affaire Geneviève Legay : Le commissaire qui avait ordonné la charge bientôt embauché à la police municipale de Nice ?

TRANSFERTRabah Souchi, bientôt jugé pour « complicité de violence par une personne dépositaire de l’autorité publique » après les blessures causées à la septuagénaire a candidaté et « a été retenu » annonce la ville
Geneviève Legay avait lourdement chuté lors d'une manifestation interdite des « gilets jaunes », en mars 2019 à Nice, après une charge des policiers ordonnée par le commissaire
Geneviève Legay avait lourdement chuté lors d'une manifestation interdite des « gilets jaunes », en mars 2019 à Nice, après une charge des policiers ordonnée par le commissaire - C. Paris / AP / Sipa / Sipa
Fabien Binacchi

Fabien Binacchi

L'essentiel

  • Le commissaire Rabah Souchi, impliqué dans l’affaire Geneviève Legay, pourrait prochainement intégrer la municipale de Nice.
  • Accusé d’avoir donné des ordres « inadaptés » conduisant les policiers à charger lors d’une manifestation interdite des gilets jaunes, le 23 mars 2019 à Nice, blessant la septuagénaire, il doit être jugé le 11 janvier 2024.
  • Rabah Souchi « a effectivement candidaté sur le poste ouvert d’adjoint au directeur » et « a été retenu par le jury du 28 septembre », indique le directeur général des services Bastien Nespoulous.

Bientôt jugé dans l’affaire Geneviève Legay, le commissaire Rabah Souchi pourrait prochainement intégrer la police municipale de Nice. L’information, révélée par Nice-Matin, est confirmée à 20 Minutes par la ville ce lundi soir. Il « a effectivement candidaté sur le poste ouvert d’adjoint au directeur » et « a été retenu par le jury du 28 septembre », indique le directeur général des services Bastien Nespoulous.

Ce dernier précise que la mairie attend encore « la confirmation du détachement demandé au ministère de l’intérieur et l’avis de la commission de déontologie avant d’engager ce recrutement ». L’arrivée de ce policier national, nommé chef du service de sécurité de proximité de Nice en 2016, puis commissaire divisionnaire en 2017, ne devrait dans tous les cas pas se faire sans quelques remous.

Jugé le 11 janvier 2024

Poursuivi pour « complicité de violence par une personne dépositaire de l’autorité publique », Rabah Souchi doit être jugé le 11 janvier 2024 à Lyon, où l’affaire Geneviève Legay a été dépaysée. Il est accusé d’avoir donné des ordres « inadaptés » conduisant les policiers à charger lors d’une manifestation interdite des gilets jaunes, le 23 mars 2019 à Nice, à laquelle participait la septuagénaire. Bousculée, la militante avait violemment chuté. Elle avait eu plusieurs côtes cassées et des fractures au crâne.

« Aujourd’hui, je n’ai toujours pas d’odorat, je ne ressens que les goûts salé et sucré, j’ai perdu 30 % d’audition à l’oreille droite et je titube en marchant », avait-elle expliqué à 20 Minutes en octobre, précisant être « toujours marquée psychologiquement ».

« Capable de coups de sang mémorables »

Dans ses conclusions, l’IGPN avait jugé « la charge disproportionnée, en raison d’ordres inadaptés ». Et ce n’était pas la première fois que la police des polices avait été saisie dans le sillage de Rabah Souchi, jugé « intransigeant, mais aussi très clivant, capable de coups de sang mémorables », selon La Voix du nord, qui racontait son passage à Arras, entre 2008 et 2012. Là-bas, selon le quotidien, il s’était « mis à dos les syndicats et de nombreux policiers » à cause de « ses méthodes jugées autoritaires ».

Sollicité par 20 Minutes ce lundi, Rabah Souchi, n’avait pas donné suite à l’heure de la publication de cet article. Selon Nice-Matin, le commissaire aurait en tout cas d’ores et déjà annoncé à ses équipes qu’il quittait la police nationale.

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